Les fondamentaux
Le secteur cosmétique au Qatar génère un chiffre d’affaires estimé à environ 86 millions EUR en 2025, avec un taux de croissance annuel moyen de 3,96 % prévu entre 2025 et 2030.
Le marché, déjà très mature et concurrentiel, est dominé par de grands groupes internationaux tels que Pierre Fabre, L’Oréal, LVMH, Estée Lauder, Procter & Gamble et Shiseido. Leurs stratégies reposent sur l’innovation produit, le marketing digital et le multicanal, notamment via le e-commerce.
En parallèle, une dynamique locale émerge avec l'essor de marques de niche proposant des produits mieux adaptés aux spécificités culturelles et aux attentes des consommateurs, en particulier dans les segments naturels, bio, halal et durables.
Ventes du secteur en 2023
Opportunités pour l'offre française
Les produits biologiques : continuent de se développer, attirant surtout les expatriés avec un important pouvoir d’achat et sensibles aux enjeux écologiques, tandis que l’industrie cosmétique locale, soumise à des réglementations strictes en matière de qualité et de sécurité, doit également répondre aux attentes culturelles et aux contraintes du climat.
Les produits de cosmétiques personnalisés : les habitudes de consommation évoluent avec un consommateur local très connecté, influencé par les recommandations d’influenceurs et blogueurs sur les réseaux sociaux. Si les marques établies restent privilégiées, les produits de niche innovants ou exclusifs se démarquent dans un marché hautement compétitif.
Opportunités spécifiques : les spas et salons de luxe situés dans les hôtels haut de gamme ou centres commerciaux, ciblent une clientèle aisée avec des soins premium, tandis que la digitalisation du secteur permet aux marques d’enrichir l’expérience client grâce à une stratégie omnicanale alliant boutiques physiques, e-commerce et réseaux sociaux.
Source : Imarc Group, 6W Research, Mark Wide Research, Modor Intelligence, Market Research, Cosmetics Business. (16/08/2025)
Responsabilité sociétale
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Il est nécessaire d’identifier un partenaire local détenteur d’une licence d’importation qui se chargera des démarches administratives, de l’importation, des autorisations de mise sur le marché et du développement commercial.
Il connait bien le marché local et connait les différentes approches selon le canal de ditribution :
Grands magasins spécialisés.
Pharmacies pour produits dermato et soins ciblés.
Super/hypermarchés pour gammes grand public.
La réglementation spécifique
Enregistrement obligatoire auprès du MoPH (Ministère de la Santé publique)
Tous les produits cosmétiques et de soins personnels doivent impérativement être enregistrés et approuvés par le MoPH avant d’être importés ou commercialisés au Qatar. Sans cette approbation, l’importation, la vente ou la mise en rayon sont illégales, passibles de saisie, amendes ou interdiction.
Le processus d’approbation inclut :
Vérification de la formulation et des ingrédients.
Conformité de l’étiquetage (arabe + anglais, format autorisé, référence au dossier).
Examen des allégations marketing (interdiction de recours thérapeutiques non justifiés).
Niveau de taxation
Au Qatar, les produits importés sont soumis à 5 % de droits de douane calculés sur la valeur CIF (coût, assurance, fret). Depuis le 1ᵉʳ janvier 2018, une TVA de 5 % s’applique également sur la majorité des biens et services.
Certains produits spécifiques, comme l’alcool et le tabac, restent assujettis à des droits et taxes plus élevés. Le pays applique une taxe d’accise, dite « taxe sur le péché », sur des produits ciblés : 100 % sur le tabac, les boissons alcoolisées, les boissons énergisantes et la viande de porc, et 50 % sur les boissons gazeuses.