Les fondamentaux
Avec des ventes de produits finis de 17,3 Mds EUR en 2025 (+2,4% vs 2024), l’Allemagne reste le premier marché européen des cosmétiques.
53% des ventes de cosmétiques ont eu lieu dans le circuit des drogueries. La part de la vente en ligne est de plus en plus importante et représentait 17,2% des ventes en 2025, vs 13,3% en 2019.
En 2025, le chiffre d’affaires de l’industrie cosmétique allemande était de 35,6 Mrds d'€, en augmentation de 2,9% vs 2023. Le marché domestique représente 23,8 Mrds d'euros tandis que les exportations reculent et s'établissent à 11,8 Mdrs d'euros.
Les fabricants allemands sont avant tout spécialisés dans les produits mass-market, que ce soit en marque propre (Beiersdorf, Henkel, Wella…) ou en marque blanche, notamment pour les MDD des drogueries..
Opportunités pour l'offre française
Les marques de distributeurs (MDD) occupent une place centrale en Allemagne et représentent plus de 15 % des ventes de cosmétiques. Des enseignes comme DM (Balea) et Rossmann (Isana) dominent le marché des drogueries, qui concentrent plus de la moitié des ventes de cosmétiques. Cette forte concentration limite l’accès des marques étrangères, mais crée des opportunités en marque blanche.
Le segment des cosmétiques naturels et biologiques reste dynamique, même si l’inflation a freiné sa croissance. Les consommateurs privilégient désormais les marques naturelles accessibles en drogueries, notamment les MDD.
Par ailleurs, les industriels allemands recherchent des ingrédients et emballages innovants, durables et compétitifs en prix. L’innovation, la qualité et le respect de l’environnement sont des critères clés pour se différencier, mais le rapport qualité-prix demeure le principal facteur de décision sur ce marché très concurrentiel.

Source : IKW (Industrieverband Körperplege- und Waschmittel e.V.), Statista, Euromonitor, GfK (06/07/2026)
Responsabilité sociétale
Labels et certifications
Natrue est un label belge fondé par Wala, Weleda, Laverana, Primavera, Logocos et CEP lancé en 2008. Le label s’est développé dans toute l’Europe, une référence internationale pour le segment naturel.
Depuis 2002, le label Ecocert certifie les cosmétiques Les produits certifiés par Ecocert contiennent en moyenne 99 % d'ingrédients d'origine naturelle.
BDIH (Bundesverband der Industrie- und Handelsunternehmen) est un label créé en 2001 pour les cosmétiques biologiques. Les ingrédients des cosmétiques doivent provenir pour au moins 20 % de l’agriculture biologique. En l'absence d'alternative, les ingrédients non naturels sont autorisés. L’usage de substances problématiques est prohibé.
Source : Kosmetik Nachrichten, Cosnova (06/07/2026)
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Les canaux de distribution :
Contrairement à la France, il existe relativement peu d’hypermarchés en Allemagne. Les supermarchés vendent essentiellement des produits alimentaires et les achats de produits d’hygiène, de cosmétiques ou de produits d’entretiens se font beaucoup dans les drogueries, souvent placés proche des supermarchés. Ainsi 53% des produits cosmétiques et de soins du corps sont vendus dans les drogueries en Allemagne.
Il n’existe pas non plus en Allemagne de parapharmacies, ce qui explique que les pharmacies ne représentent que 4% des ventes de cosmétiques en Allemagne.
La réglementation spécifique
En Allemagne, les cosmétiques sont soumis au règlement européen CE n°1223/2009.
Leur surveillance relève des autorités compétentes du domaine alimentaire des Länder, où l'importation des produits doit être déclarée. La composition des produits cosmétiques doivent être déclarées à l'Office fédéral de la protection des consommateurs et de la sécurité alimentaire (BVL).
La nouvelle loi sur les emballages du 5 juillet 2017 est entrée en vigueur le 1er janvier 2019 (VerpackG), pour renforcer la règlementation actuelle sur le recyclage des déchets liés aux emballages. La loi VerpackG impose aux metteurs sur le marché d’emballages primaire et secondaire de s’enregistrer sur la plateforme Lucid, de déclarer leurs emballages, de contribuer financièrement au recyclage et d’adhérer à un système de collecte.
Source : IKW (Industrieverband Körperplege- und Waschmittel e.V.) (06/07/2026)