Les fondamentaux
Le secteur maritime britannique joue un rôle stratégique dans l’économie du pays. En 2025, les ports britanniques ont traité 428,3 Mt de marchandises. Le Royaume-Uni compte 51 ports majeurs, qui traitent au moins un million de tonnes de marchandises par an ou jouent un rôle stratégique. Les principaux pôles comprennent notamment Southampton, Liverpool, le complexe portuaire du Humber et Aberdeen.
Le trafic passager reste significatif, avec 18,1 M de passagers internationaux en 2025, en baisse de 2 % par rapport à 2024. Les passagers short sea/ferry représentent 14,9 M, soit -2 % sur un an et -19 % par rapport à 2019. À l’inverse, le trafic de croisière reste dynamique avec 3,1 M de passagers, stable par rapport à 2024 et en hausse de 51 % depuis 2019.
La Maritime Decarbonisation Strategy, publiée en 2025, fixe des objectifs de réduction des émissions du maritime domestique d’au moins 30 % d’ici 2030 et 80 % d’ici 2040, avec un objectif de zéro émission de GES sur le cycle de vie des carburants en 2050. Cette stratégie soutient le développement de solutions de propulsion bas carbone, d’électrification, de carburants alternatifs et d’infrastructures adaptées.
L’éolien offshore constitue également un relais de croissance majeur : le Royaume-Uni vise 43–50 GW en 2030, contre 30,7 GW installés ou engagés, avec 7,2 GW supplémentaires ayant obtenu leur autorisation. Cette dynamique génère des besoins en infrastructures portuaires, navires spécialisés et services de maintenance. Enfin, le programme UK SHORE prévoit 448 M GBP d’investissements en R&D sur 2026-2030 pour accélérer le développement de technologies maritimes propres.
Opportunités pour l'offre française
Plusieurs dispositifs viennent soutenir la transition écologique :
- Depuis juillet 2026, le UK Emissions Trading Scheme (UK ETS) s’applique au transport maritime domestique, renforçant les incitations à réduire les émissions et à développer des solutions bas carbone, notamment les bornes électriques à quai ;
- Le programme UK SHORE, piloté par le Department for Transport et Innovate UK, prévoit 448 M GBP sur 2026-2030 pour soutenir le développement de technologies maritimes propres. Il comprend notamment les compétitions ZEVI (Zero Emission Vessels and Infrastructure) et Clean Maritime Demonstration Competition (CMDC), ainsi que le Clean Maritime Research Hub ;
- Pour accélérer le déploiement des bornes électriques dans les ports, les réformes d’Ofgem, entrées en vigueur en 2023, réduisent certains coûts de raccordement au réseau électrique, facilitant les investissements dans l’électrification et le shore power.
Source : UK Government / Department for Transport ; Innovate UK ; UK Emissions Trading Scheme Authority ; Ofgem (19/08/2026)
Responsabilité sociétale
Innovation et expertise attendues
Le secteur maritime britannique recherche activement des technologies innovantes en matière de propulsion propre, d’électrification portuaire, de carburants alternatifs (hydrogène, ammoniac, e-méthanol) et de gestion intelligente de l’énergie. Le programme UK SHORE, piloté par le Department for Transport et Innovate UK, soutient le développement et la démonstration de ces technologies, notamment via les compétitions ZEVI et Clean Maritime Demonstration Competition (CMDC).
Les énergies marines renouvelables constituent un autre pilier du développement de l’économie bleue. Si l’éolien offshore est une filière mature, l’éolien flottant et les technologies marémotrices suscitent un intérêt croissant, notamment en Écosse. Crown Estate Scotland poursuit le développement de nouveaux sites d’éolien offshore, créant des opportunités pour les technologies, équipements et services spécialisés.
La réglementation spécifique liée aux enjeux environnementaux
Le secteur maritime britannique est engagé dans la réduction de son impact environnemental, avec un objectif de zéro émission de gaz à effet de serre (GES) sur le cycle de vie des carburants d’ici 2050, conformément à la Maritime Decarbonisation Strategy publiée en 2025. La stratégie fixe également des objectifs de réduction d’au moins 30 % d’ici 2030 et 80 % d’ici 2040, par rapport à 2008.
Depuis juillet 2026, le UK Emissions Trading Scheme (UK ETS) s’applique aux activités maritimes concernées des navires de 5 000 GT et plus, renforçant les incitations à réduire les émissions. Les navires offshore seront intégrés au dispositif à partir de janvier 2027.
Ces évolutions renforcent les besoins en propulsion bas carbone, carburants alternatifs, électrification et infrastructures portuaires adaptées.
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Il est important pour les entreprises qui souhaitent se développer sur le marché britannique d’avoir un représentant (distributeur/commercial) sur place afin de développer un réseau de clients et de prospects. Il est vivement conseillé de participer à des événements collectifs (networking, conférences et salons professionnels) afin d’accroître sa visibilité auprès des principaux décideurs britanniques et de se créer un réseau. Il est recommandé de mettre en avant des projets « références », si possible au Royaume-Uni puisque les interlocuteurs britanniques y accordent beaucoup d’importance. Ces variables réseau et références sont indispensables par exemple pour accéder au marché de l’armement naval.
La réglementation spécifique
Depuis la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, les équipements marins installés à bord de navires immatriculés au Royaume-Uni doivent être conformes aux Merchant Shipping (Marine Equipment) Regulations 2025. La réglementation impose que les équipements concernés soient certifiés selon les exigences britanniques et portent le marquage « Red Ensign », équivalent britannique du « Wheelmark » européen. Ils doivent être évalués par un UK Approved Body lorsque la procédure de conformité l’exige.
Niveau de taxation
La TVA est de 20 % pour la grande majorité des produits et services. Quelques produits et services font cependant exception à la règle. L’impôt sur les sociétés est au Royaume-Uni de 25 % (sauf pour les plus petites entreprises). Depuis le Brexit et selon l’accord de coopération et de commerce qui lie désormais le Royaume-Uni à l’Union européenne, des droits de douane peuvent désormais s’appliquer aux exportations depuis la France, en fonction des règles d’origine. Pour plus d’informations, veuillez consulter le site de la douane française.
Source : National Shipbuilding Office (NSO) ; Department for Business and Trade (DBT) / GOV.UK ; Maritime UK. (19/08/2026)