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Le Canada figure parmi les principales puissances agricoles et agroalimentaires mondiales, porté par l’étendue de son territoire, la compétitivité de ses exploitations et son intégration aux marchés nord-américains et internationaux.
1. Une agriculture diversifiée, intégrée aux marchés internationaux
L’écosystème agroalimentaire canadien repose sur une agriculture diversifiée, fortement mécanisée et largement tournée vers l’exportation. Les Prairies, Saskatchewan, Alberta et Manitoba constituent les principaux bassins de production de céréales, d’oléagineux et de légumineuses, notamment de blé, de canola, d’orge, de lentilles et de pois. Ces provinces concentrent également une part importante de l’élevage bovin.
L’Ontario et le Québec présentent un modèle plus diversifié, associant productions laitières, porcines, avicoles, grandes cultures, fruits, légumes et industrie agroalimentaire. La Colombie-Britannique se distingue par l’horticulture, les cultures sous serre, les petits fruits, l’aquaculture et la viticulture.
En 2024, l’ensemble du système agricole et agroalimentaire canadien a généré 149,2 Mds CAD de PIB (92 Mds €) et employé 2,3 millions de personnes, soit environ un emploi sur neuf dans le pays. Cette organisation régionale permet au Canada de combiner production de masse, filières spécialisées et produits à forte valeur ajoutée.
En 2025, cette puissance productive a toutefois évolué dans un environnement plus instable. Les recettes monétaires agricoles ont dépassé 100 Mds CAD (62 Mds €), soutenues surtout par la progression des productions animales, notamment bovines. Les filières végétales ont été davantage exposées à la volatilité des prix mondiaux, aux coûts élevés des intrants, aux charges de transport et aux tensions commerciales.
L’agriculture canadienne demeure très dépendante des exportations, dont la valeur avait atteint 102,3 Mds CAD (65 Mds €) en 2025 pour les produits agricoles, agroalimentaires et de la mer. La proximité des États-Unis favorise l’intégration des chaînes de valeur nord-américaines, en particulier pour les viandes, produits transformés, ingrédients alimentaires et légumes sous serre. Toutefois, les perturbations commerciales et les tensions bilatérales entre les 2 pays observées dernièrement ont rappelé la nécessité de diversifier les marchés. En parallèle, la sécheresse, les incendies de forêt et les événements météorologiques extrêmes renforcent les investissements dans l’irrigation, la génétique végétale, les outils numériques et la gestion des risques climatiques.
2. Transformation, horticulture et innovation au cœur de la valeur ajoutée
L’industrie de transformation constitue le maillon central entre les exploitations et les marchés de consommation. Elle comprend les abattoirs, laiteries, minoteries, huileries, boulangeries industrielles, entreprises de boissons, unités de transformation de fruits et légumes, fabricants d’ingrédients et producteurs de plats préparés. En 2024, le secteur de la fabrication alimentaire avait généré 160,7 Mds CAD (100 Mds €) de revenus issus de biens manufacturés, en progression de 2,2% sur un an.
L’Ontario et le Québec concentrent une grande part de cette capacité industrielle, grâce à leur densité démographique, leurs infrastructures logistiques et la proximité des marchés de Toronto et Montréal. Les industriels investissent dans l’automatisation, la robotisation, la réduction des consommations d’eau et d’énergie, la sécurité sanitaire, la traçabilité et le conditionnement durable. Ces investissements répondent notamment aux tensions sur la main-d’œuvre, à la nécessité de réduire les pertes alimentaires et à la demande croissante des consommateurs pour des produits pratiques, locaux, sains et à faible impact environnemental.
Les filières horticoles illustrent particulièrement cette montée en gamme. En 2025, la valeur à la ferme des fruits et légumes canadiens a atteint un niveau record de 3,4 Mds CAD (2 Mds €), en hausse de 11,3% sur un an. Les ventes de fruits ont progressé de 16,8%, à 1,6 Md CAD (0,9 Md €), tandis que celles des légumes ont atteint 1,8 Md CAD (1,1 Md €), en hausse de 7,1%. Les serres jouent un rôle clé : elles permettent de fournir tomates, concombres, poivrons, légumes-feuilles et petits fruits pendant une période plus longue, malgré le climat canadien. La viticulture, concentrée en Ontario, Colombie-Britannique, Québec et Nouvelle-Écosse, suit une logique similaire de différenciation par la qualité, l’origine et l’œnotourisme.
Opportunités pour l’offre française
- Équipements pour l’horticulture sous serre
- Irrigation et fertirrigation de précision
- Efficacité énergétique et décarbonation
- Automatisation et robotisation
- Transformation des fruits et légumes
- Viticulture de précision
- Équipements de cave et technologies œnologiques
Dans ce contexte, l’Ontario Fruit and Vegetable Convention – OFVC 2027 proposée par Business France offre une porte d’entrée ciblée pour les entreprises françaises souhaitant se positionner sur le marché canadien des fruits, légumes et équipements horticoles.
Cet événement de 3 jours offrira un cadre particulièrement favorable pour mieux comprendre les besoins du marché canadien, appréhender les spécificités réglementaires et commerciales. Il permettra également d’explorer des projets de coopération, de distribution, d’intégration technologique et d’investissement dans des filières horticoles plus productives, résilientes et durables.
Plus d’informations et inscription : E-Salon - French Agri Days @ ONTARIO FRUIT AND VEGETABLE CONVENTION - OFVC 2027 - Canada