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L’Italie s’engage aujourd’hui dans une relance historique de son programme nucléaire, créant un contexte particulièrement favorable au positionnement précoce des entreprises françaises sur un marché en forte structuration. Le Plan National Intégré Énergie-Climat (PNIEC) fixe des objectifs ambitieux avec l’intégration progressive de 8 GW de capacités nucléaires à l’horizon 2050, représentant près de 10 à 11 % du mix énergétique national. Cette trajectoire s’appuie notamment sur le déploiement de petits réacteurs modulaires (SMR), avec un programme gouvernemental prévoyant un investissement de 30 milliards d’euros et la construction de 15 à 20 unités à partir de 2030. Au-delà des futurs projets de construction, le marché italien présente des besoins immédiats dans de nombreux domaines : ingénierie, équipements industriels, sûreté nucléaire, digitalisation, maintenance, gestion des déchets radioactifs, formation, recherche et développement, ainsi que structuration de la chaîne d’approvisionnement. Les perspectives sont considérables, avec un potentiel estimé à 46 milliards d’euros pour la filière industrielle italienne d’ici 2050. Dans cette phase amont clé, les grands acteurs italiens du nucléaire, les énergéticiens, les centres de recherche et les industriels recherchent activement des partenaires disposant d’un savoir-faire éprouvé. La France, forte de son expérience unique sur l’ensemble de la chaîne de valeur nucléaire, bénéficie d’une image de référence et dispose d’atouts majeurs pour accompagner cette renaissance. La mission permettra aux entreprises participantes de se positionner avant l’ouverture effective des marchés et des appels d’offres, au moment où se constituent les premiers consortiums et alliances industrielles. Elle offrira l’opportunité d’identifier les décideurs clés, de nouer des relations commerciales durables et de participer aux réflexions préalables aux futurs projets.
L’enjeu est de permettre aux entreprises françaises d’être présentes dès les premières étapes de structuration du marché afin de sécuriser des partenariats stratégiques, de signer des accords de coopération (MoU), des accords de confidentialité (NDA) et d’engager les discussions préparatoires aux futurs contrats commerciaux et achats industriels. Dans le nucléaire, où les cycles de décision sont longs et où la confiance entre partenaires constitue un facteur déterminant, un positionnement précoce est souvent la condition indispensable pour accéder aux marchés lorsque les investissements entrent en phase opérationnelle.