Les fondamentaux
L’agriculture australienne représente : 57 % de l’utilisation des terres (439 Mha), 2,4 % du PIB, emploie 5,9 % de la main-d’œuvre rurale et 2,2 % de l’emploi national.
39 % de la valeur agricole produite est issue directement de l’élevage et 4 % de l’aquaculture.
Le principal secteur est celui de la viande bovine. En 2025, cette filière a atteint des niveaux records. La production de viande bovine s’est élevée à 2,87 M tonnes sur l’année calendaire, en hausse de 12 % par rapport 2024, qui était déjà une année record, ce qui en fait la plus grande production annuelle jamais enregistrée. L’abattage de bovins a atteint 9,28 M de têtes, soit le niveau le plus élevé depuis 1978. La production est concentrée dans les états du Queensland et de la Nouvelle-Galles du Sud.
En 2024-2025, la production de viande de volaille a atteint environ 1,5 M tonnes. Au seul quatrième trimestre 2025, 192,4 M de poulets ont été abattus, représentant 391 000 tonnes de viande de poulet. La production se concentre essentiellement en Nouvelle-Galles du Sud.
L’Australie est le 1er exportateur mondial de viande ovine (agneau et mouton) et détient le 3e rang mondial pour la production totale. Sa production annuelle d’agneau a atteint 610 000 tonnes en 2025, parmi les 3 plus hauts niveaux jamais enregistrés. La production de mouton s’est établie à 258 757 tonnes.
La production de viande porcine est estimée à environ 490 000 tonnes en 2025, en progression pour la 4e année consécutive.
Au niveau des importations de solutions pour l’élevage (hors bétail vivant), l’Australie a importé pour 1,2 Md EUR de produits en 2025, dont 63,4 M EUR venaient de France (-10 % vs 2024).
Opportunités pour l'offre française
L’agriculture française dispose de technologies et d’équipements avancés, est attentive à la protection de l’environnement et représente le modèle agricole moderne de l’Europe : tous ces facteurs constituent un positionnement cohérent avec les attentes croissantes du marché australien.
La sécheresse reste l’un des problèmes majeurs auxquels fait face l’élevage australien. Des solutions reposant sur la génétique pour tendre vers des animaux plus résistants à la chaleur et au manque d’eau sont très recherchées.
Le programme gouvernemental MERiL (Methane Emissions Reduction in Livestock), finance des projets de recherche et de mise à l’échelle de solutions de réduction des émissions de méthane par le bétail, notamment des compléments alimentaires destinés aux animaux au pâturage. Parmi les solutions les plus prometteuses figurent l’Asparagopsi, algue rouge native australienne, et le 3-NOP (Bovaer®), qui ont montré des réductions d’émissions de méthane allant jusqu’à 98 % en conditions optimales chez les bovins. Des solutions françaises répondant à cette demande pourraient trouver un marché favorable.
Source : terre-net : la-france futur berceau mondial de l'agritech, journals ametsoc, Livestock production in a changing climate: adaptation and mitigation research in Australia (13/06/2026)
Responsabilité sociétale
Innovation et expertise attendues
L’agriculture australienne s’est engagée dans une trajectoire de durabilité et de sobriété, avec une pression croissante pour améliorer l’efficacité de l’utilisation des ressources (eau, intrants, carburants) et réduire les émissions. Les importations françaises d’équipements doivent répondre à ce besoin, que ce soit par une meilleure efficacité des ressources, par l’automatisation, ou par le recours à l’intelligence artificielle. La réduction du besoin en main-d’œuvre est également une priorité croissante. Le gouvernement soutient ces solutions notamment via le programme « On-Farm Connectivity ».
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
La participation à des salons professionnels est à envisager afin de se faire une première idée du marché et de la concurrence, identifier de potentiels partenaires-clients et/ou construire la notoriété de la marque (FutureAG, AgQuip…).
Ensuite, la prise de contact avec de potentiels clients peut passer par des missions de prospection, afin de cibler les clients/utilisateurs qui pourraient être intéressés par les solutions proposées. L’équipe Business France Australie propose ce genre d’accompagnement en prospection individuelle.
La réglementation spécifique
Le marché australien des solutions pour l’élevage est encadré par des exigences strictes en matière de sécurité sanitaire, de traçabilité et de biosécurité, notamment pour les produits de nutrition animale et de santé animale. Les importations sont soumises à des contrôles renforcés par les autorités (notamment le Department of Agriculture), visant à prévenir les risques sanitaires pour les cheptels et les écosystèmes locaux.
Par ailleurs, les enjeux environnementaux gagnent en importance, avec une attention croissante portée aux pratiques d’élevage durables, à la réduction des émissions et au bien-être animal. Dans ce contexte, les solutions innovantes répondant à ces exigences réglementaires et sociétales constituent un levier d’accès et de différenciation sur le marché australien.
Niveau de taxation
Les machines agricoles importées, comme les tracteurs, étaient historiquement soumises à des droits de douane d’environ 5 % à leur entrée en Australie. Toutefois, la conclusion de l’accord de libre échange entre l’Union européenne et l’Australie en 2026 prévoit la suppression progressive de ces droits pour les produits européens, renforçant leur compétitivité sur le marché australien. Jusqu’à présent, des accords similaires conclus avec d’autres partenaires clés, notamment les États-Unis ou la Chine, permettaient déjà à leurs fabricants d’exporter vers l’Australie en franchise de droits, créant un désavantage tarifaire pour les acteurs européens, désormais amené à disparaître.
Source : Australian Government : department of agriculture, fisheries and forestry, European commission : Trade and economic security (17/06/2026)