Les fondamentaux
En 2025, le secteur de l’élevage turc se caractérise par :
- 17,7 M de bovins, soit +4,3 % sur un an ;
- 57,9 M d’ovins et caprins (+5,4 %), dont 46,7 M de moutons et 11,2 M de chèvres ;
- 21,38 MT de lait cru, soit -4,9 % par rapport à 2024 ;
- 1,89 MT de viande rouge (-10,5 %), dont 1,31 MT de viande bovine ;
- 2,80 MT de viande de poulet, en forte progression de 11,3 % ;
- 19,9 Mds d’œufs, soit -6 % sur un an.
Malgré l’augmentation du cheptel, les filières bovine et laitière restent confrontées à des enjeux de productivité, de maîtrise des coûts et de rentabilité des exploitations. La modernisation des élevages favorise ainsi la demande en génétique animale, nutrition, santé et bien-être animal, équipements d’élevage, automatisation et outils de gestion des troupeaux.
Les solutions d’élevage importées
Principales importations turques par catégorie de solutions
Opportunités pour l'offre française
Le gouvernement turc fournit différentes aides à la production (aides pour les naissances, pour l’alimentation animale, pour les exploitations exemptes de maladies, pour les races pures, etc.) Il existe par ailleurs des aides conjointes avec l’Union européenne (programme de développement rural en vue de la pré-adhésion IPARD : 75 % de fonds de l’UE et 25 % du gouvernement turc) avec des subventions pouvant aller à hauteur de 50 % de l’investissement pour toute nouvelle structure créée ou pour la modernisation des structures existantes.
Le secteur avicole est composé d’une trentaine de grands groupes privés. Ces derniers sont dynamiques et suivent de près toutes les évolutions technologiques. Ces entreprises sont majoritairement des installations intégrées qui comprennent des unités de poules pondeuses, des élevages de reproducteurs, des élevages de poulets de chair, des usines d’alimentation animale, des abattoirs et parfois des unités de transformation. Le suivi de l’évolution des équipements, de la génétique, de l’alimentation animale ainsi que la santé animale sont des facteurs importants pour le secteur qui souhaite développer les exportations.

Source : Expertise Business France (11/08/2026)
Responsabilité sociétale
Innovation et expertise attendues
La modernisation des élevages turcs s’accompagne d’un intérêt croissant pour les solutions permettant d’améliorer à la fois la productivité, la santé et le bien-être animal. Dans un contexte de hausse des coûts de production, notamment de l’alimentation animale, les exploitations professionnelles recherchent davantage de solutions de nutrition de précision, d’amélioration de l’efficacité alimentaire et de prévention sanitaire. Dans les grandes exploitations laitières, l’automatisation progresse avec le développement des robots et équipements de traite, systèmes d’alimentation automatisés, capteurs et outils de suivi des performances individuelles des animaux.
Labels et certifications
La modernisation des élevages turcs s’accompagne d’un intérêt croissant pour les solutions permettant d’améliorer à la fois la productivité, la santé et le bien-être animal. Dans un contexte de hausse des coûts de production, notamment de l’alimentation animale, les exploitations professionnelles recherchent davantage de solutions de nutrition de précision, d’amélioration de l’efficacité alimentaire et de prévention sanitaire. Le bien-être animal gagne progressivement en importance, notamment dans les élevages laitiers modernes et la filière avicole.
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Deux circuits d’exportation vers la Turquie sont possibles : la vente en direct aux entreprises disposant de projets d’investissements (généralement les grands groupes) ou en passant par un représentant/importateur dans le pays.
La présence d’un représentant sur place est importante, car les clients apprécient d’avoir un contact local, notamment pour le service après-vente. Il est très fréquent que des producteurs locaux d’équipements soient également représentants de marques étrangères pour des produits plus sophistiqués.
Dans le cas où une société française déciderait de faire appel à ce genre de représentant, il est extrêmement important qu’elle se protège à travers des brevets adéquats.
La réglementation spécifique
Équipements
La Turquie a signé avec l’UE en 1996 un accord de libre-échange. Ainsi, il n’existe aucun droit de douane à l’importation d’équipements provenant de l’Union européenne.
Alimentation animale
Les aliments complémentaires, les prémix et les additifs n’ont pas besoin d’être enregistrés auprès du ministère de l’Agriculture et des forêts s’ils sont composés d’ingrédients/additifs déjà approuvés dans l’UE.
Bovins vivants
Les importations de bovins français sont bloquées dans les zones à risque FCO depuis septembre 2015. Seules les zones indemnes de la maladie peuvent exporter vers la Turquie. La vaccination a été acceptée par les autorités turques mais il existe toujours des contraintes importantes qui limitent le commerce.
Niveau de taxation
Droits de douanes
- Machines et équipements, bovins d’engraissement ou reproducteurs, œufs fertilisés, poussins reproducteurs, semences bovines : pas de droits de douanes ;
- Alimentation animale : de 0 à 8,5 %.
TVA
- En règle générale : 20 % ;
- Alimentation animale : 0 % ;
- Bovins, ovins et caprins vivants, semences bovines, oeufs fertilisés et poussins reproducteurs : 1 %.
Source : Sources officielles du gouvernement turc (https://www.mevzuat.net/) (12/08/2026)