Les fondamentaux
En 2023, l'Australie comptait environ 146 244 hectares de vignobles. Les 3 principaux États producteurs sont l'Australie du Sud (55 %), la Nouvelle-Galles du Sud (27 %) et le Victoria (13 %).
La récolte totale de raisins pour la production de vin en 2024 a atteint 1,43 M/t, soit une légère augmentation (6 %) par rapport à 2023. Les 2 variétés les plus courantes étaient le Chardonnay (23 %) et le Shiraz (21 %).
On estime qu'il existe 2 156 domaines vinicoles et environ 6 000 viticulteurs employant 163 790 personnes à temps plein et à temps partiel dans 65 régions viticoles en Australie. Le secteur contribue à hauteur de plus de 45 Mds USD à l'économie australienne chaque année.
L'Australie a exporté 619 M/L de vin en 2024 pour une valeur de 1,76 Md USD. La Chine était le principal marché d'exportation en valeur, suivi de près par le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Sur le marché intérieur, les ventes de vin australien ont atteint 457 M/L, soit 85 % du total des ventes intérieures cette année-là.
En 2024, la France est le 1er exportateur de presses, pressoirs et fouloirs en Australie pour une valeur de 1,7 M EUR (+ 29 % vs 2023).
85 % des vendanges en Australie sont réalisées de manière mécanique. Plus l’exploitation est grande (>10 ha et surtout >50 ha), plus le degré de mécanisation est élevé. La vendange à la main est pratiquée sur les exploitations de plus petite taille (<10 ha).
Données du secteur de la vitiviniculture en Autralie
1,7 M EURen 2024
Exportations France de presses, pressoirs, fouloir
85 %
Part des vendanges réalisées de manière mécanique
-35 %en 2024
Importations d’appareils & engins pour la récolte
Opportunités pour l'offre française
L’Australie a pour ambition de devenir l’un des leaders agricoles, avec un objectif de CA de 63 Mds EUR d'ici 2030 ;
Une recherche des consommateurs pour plus de responsabilité environnementale laisse une place pour les innovations et technologies allant dans ce sens (l’utilisation de l’IA est aussi de plus en plus appréciée).
Le gouvernement fédéral a annoncé un programme de soutien de 2,2 M EUR afin de répondre à la surabondance de vin rouge de basse qualité. La demande aujourd’hui est très centrée sur le vin haut de gamme.
Les viticulteurs font du monitoring permanent et gardent le contrôle sur les nuisibles et maladies qui touchent les vignobles. Ils procèdent à l’irrigation des vignobles et gèrent les récoltes du raisin afin de maximiser leurs profits : il existe une demande soutenue en machinisme, pulvérisateurs, etc. Il y a donc une forte demande d’engrais et de biostimulant à base de micro-organisme vivants ;
La taille des exploitations étant de plus en plus grande, cela nécessite un entretien et un monitoring constants : besoins en capteurs IoT, drones, programmes de pilotage de l’activité et technologies utilisant l’IA.

Source : S&P Global - GTAS (09/07/2025)
Responsabilité sociétale
Innovation et expertise attendues
L’Australie est très exposée aux épisodes climatiques intenses : alternance de période de forte sécheresse et importantes épisodes pluvieux / inondations. Les problématiques de gestion de l’eau sont fondamentales.
Les vignerons qui cherchent à se différencier, innovent en se positionnant sur des vins biologiques ou biodynamiques en n'utilisant pas d'engrais, de pesticides ou d'herbicides industriels. On voit émerger des exploitations viticoles en biodynamie et en certification biologique. Il s’agit encore d’un secteur de niche et à fort potentiel de développement. Il existe 6 organismes de certification biodynamique dont la « Bio Dynamic Research Institute » (BDRI) qui est le plus ancien des organismes de certification australiens fondé en 1957. Soit plus de 60 ans d’histoire autour de cette « nouvelle » pratique agricole.
La réglementation spécifique liée aux enjeux environnementaux
Aucune restriction d'importation ne s'applique aux machines neuves. Des essais sont possibles pour tester des équipements sur place.
Préalablement à l'importation d'une machine, il convient de s'assurer que les équipements importés sont conformes aux normes australiennes.
Pour les équipements d’occasion, un permis sera requis par le département de l’agriculture pour garantir qu’aucun organisme vivant, potentiellement nocif, n’entre sur le territoire australien.
Labels et certifications
Pour les consommateurs finaux, les labels les plus utilisés sont les labels « Australian Certified Organic », « NASAA Certified Organic » et « Demeter Bio-dynamic ». Le label AB apparaît fréquemment sur les vins importés et est reconnu par les consommateurs australiens.
Le cahier des charges est moins rigide que le bio européen (utilisation d’engrais chimiques, d’additifs et de conservateurs chimiques, de sulfactants).
2 Australiens sur 3 disent qu’une certification bio augmente leur confiance dans les produits lors de l’achat.
51 % des Australiens reconnaissent la certification Australian Certified Organic (supérieure aux autres certifications).

Source : Nasaa Organic (01/01/1970)
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Le grand export nécessite d'identifier les bons interlocuteurs : l'importateur, le distributeur ou le représentant local.
Étant donné la dimension du pays, plusieurs partenaires peuvent être nécessaires pour couvrir le pays.
Généralement, les équipements sont distribués par le réseau des importateurs/distributeurs/agents. Ceux-ci assurent l’importation des équipements ainsi que le service après-vente.
Pour la vente d’équipements aux petites et moyennes structures, il est fortement conseillé de collaborer avec ce réseau.
Dans tous les cas, un soutien technique sur place pour la formation des utilisateurs locaux et pour le service après-vente des équipements est indispensable. Dans la culture des affaires locales, le relationnel est un élément important en Australie.
La réglementation spécifique
L'importation d'équipements est facilitée par des taxes douanières faibles et aucune restriction d'importation ne s'applique aux machines neuves.
L'Australie a une politique de quarantaine très stricte concernant les équipements d’occasion : un permis sera requis par le département de l’agriculture pour garantir qu’aucun organisme vivant, potentiellement nocif, n’entre sur le territoire australien.
Pour plus d’informations : www.agriculture.gov.au/import/goods/vehicles-machinery/regulations
Les plants de vigne font également l'objet d'une inspection pour vérifier l'absence d’organisme à risque. Ils sont soumis à un traitement obligatoire à l'arrivée sur le territoire, par fumigation à l'oxyde d'éthylène. Un certificat phytosanitaire ainsi qu’un permis d’importation seront requis.
Niveau de taxation
Le niveau de taxation sur l'importation d'équipements peut aller jusqu'à 5 % , + TVA de 10 %.