Les fondamentaux
En 2025, l'Australie comptait environ 160 000 hectares de vignobles (11ème rang mondial). Les 3 principaux états viticoles sont l'Australie du Sud
(52 %), la Nouvelle-Galles du Sud (24 %) et le Victoria (15 %).
La récolte totale de raisins pour la production de vin en 2025 a atteint 1,57 M/t, soit une augmentation (+11 %) par rapport à 2024.
La production totale de vin s’élève à 11,3 millions d'hectolitres (+9 %), positionnant dernièrementle pays ou 5ème ou 6ème rang mondial des pays viticoles, derrière l'Italie, la France, l'Espagne et les États-Unis.
Les 2 variétés les plus courantes sont le chardonnay (18 % de la production de raisin) et le Syrah (23 % de la production de raisin).
On estime qu'il existe environ 2 100 domaines vinicoles et 6 000 viticulteurs employant environ 163 000 personnes à temps plein et à temps partiel dans 65 régions viticoles en Australie. Le secteur contribue à hauteur de plus de 45 Mds USD à l'économie australienne chaque année.
L'Australie a exporté environ 9,5 M hl de vin en 2025 pour une valeur d’environ 2,6 Mds EUR en augmentation respectivement de 7 % en volume et 6 % en valeur.
La Chine était le principal marché d'exportation en valeur, suivi des États-Unis et du Royaume-Uni.
Sur le marché intérieur, les ventes de vin australien ont atteint 4,43 M hl en 2025.
85 % des vendanges en Australie sont réalisées de manière mécanique. Plus l’exploitation est grande (>10 ha et surtout >50 ha), plus le degré de mécanisation est élevé. La vendange à la main est pratiquée sur les exploitations de plus petite taille (<10 ha).
Données du secteur de la vitiviniculture en Australie
En 2025
85 %
Part des vendanges réalisées de manière mécanique
+82 %
Importations d’appareils & engins pour la récolte
-62 %
Importations de presses, pressoirs, fouloir
Opportunités pour l'offre française
Malgré le ralentissement du marché vitivinicole australien, diverses opportunités existent pour l’offre française sur les segments à forte valeur ajoutée. La modernisation des exploitations, la montée en gamme de la production et la recherche de gains de productivité favorisent l’adoption d’équipements spécialisés, de solutions de précision et de technologies innovantes. Les producteurs australiens sont également confrontés à des enjeux croissants de durabilité, d’optimisation des ressources en eau et de réduction de l’empreinte environnementale, créant des débouchés pour les équipements et savoir-faire français. Si la présence française reste limitée sur certains segments de matériels et d’équipements, la réputation de l’industrie française dans les équipements vitivinicoles ainsi que la tonnellerie haut de gamme constitue un atout pour répondre à la demande des producteurs orientés vers les vins premium. Dans un contexte de restructuration du secteur et de recherche de valeur ajoutée, les solutions françaises peuvent ainsi trouver leur place dans des exploitations les plus performantes et innovantes.
Source : [abc.net.au]
[tma.asn.au],
wine-intelligence
(04/06/2026)
Responsabilité sociétale
Innovation et expertise attendues
L’Australie est très exposée aux épisodes climatiques intenses : alternance de période de forte sécheresse et importantes épisodes pluvieux/inondations. Les problématiques de gestion de l’eau sont fondamentales.
Les vignerons qui cherchent à se différencier, innovent en se positionnant sur des vins biologiques ou biodynamiques en n'utilisant pas d'engrais, de pesticides ou d'herbicides industriels. On voit émerger des exploitations viticoles en biodynamie et en certification biologique. Il s’agit encore d’un secteur de niche et à fort potentiel de développement. Il existe 6 organismes de certification biodynamique dont la « Bio Dynamic Research Institute » (BDRI) qui est le plus ancien des organismes de certification australiens fondé en 1957, soit plus de 60 ans d’histoire autour de cette "nouvelle" pratique agricole.
La réglementation spécifique liée aux enjeux environnementaux
L’importation de machines agricoles et vitivinicoles neuves est libre en Australie, sous réserve du respect des normes australiennes applicables en matière de sécurité, de performance et de conformité technique. Des essais et démonstrations peuvent être réalisés localement afin de valider l’adéquation des équipements aux conditions d’exploitation australiennes.
Pour les équipements d’occasion, les exigences de biosécurité restent particulièrement strictes. Les machines doivent être soigneusement nettoyées et peuvent faire l’objet d’inspections, de traitements ou d’autorisations spécifiques afin de garantir l’absence de terre, de matières végétales, de semences, d’insectes ou d'organismes susceptibles de présenter un risque pour l’agriculture australienne. La conformité aux exigences du Department of Agriculture, Fisheries and Forestry (DAFF) représente un préalable indispensable à leur importation.
Labels et certifications
Pour les consommateurs finaux, les labels les plus utilisés sont les labels « Australian Certified Organic », « NASAA Certified Organic » et « Demeter Bio-dynamic ». Le label AB apparaît fréquemment sur les vins importés et est reconnu par les consommateurs australiens.
Le cahier des charges est moins rigide que le bio européen (utilisation d’engrais chimiques, d’additifs et de conservateurs chimiques, de sulfactants).
2 Australiens sur 3 précisent qu’une certification bio augmente leur confiance dans les produits lors de l’achat.
51 % des Australiens reconnaissent la certification Australian Certified Organic (supérieure aux autres certifications).
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Le grand export nécessite d'identifier les bons interlocuteurs : l'importateur, le distributeur ou le représentant local.
Étant donné la dimension du pays, plusieurs partenaires peuvent être nécessaires pour couvrir le pays.
Généralement, les équipements sont distribués par le réseau des importateurs/distributeurs/agents. Ceux-ci assurent l’importation des équipements ainsi que le service après-vente.
Pour la vente d’équipements aux petites et moyennes structures, il est fortement conseillé de collaborer avec ce réseau.
Dans tous les cas, un soutien technique sur place pour la formation des utilisateurs locaux et pour le service après-vente des équipements est indispensable. Dans la culture des affaires locales, le relationnel est un élément important en Australie.
La réglementation spécifique
L'importation d'équipements est facilitée par des taxes douanières faibles et aucune restriction d'importation ne s'applique aux machines neuves.
L'Australie a une politique de quarantaine très stricte concernant les équipements d’occasion : un permis sera requis par le département de l’agriculture pour garantir qu’aucun organisme vivant, potentiellement nocif, n’entre sur le territoire australien.
Pour plus d’informations : www.agriculture.gov.au/import/goods/vehicles-machinery/regulations
Les plants de vigne font également l'objet d'une inspection pour vérifier l'absence d’organisme à risque. Ils sont soumis à un traitement obligatoire à l'arrivée sur le territoire, par fumigation à l'oxyde d'éthylène. Un certificat phytosanitaire ainsi qu’un permis d’importation seront requis.
Niveau de taxation
Les équipements vitivinicoles importés en Australie sont généralement soumis à la GST (Goods and Services Tax) de 10 %, calculée sur la valeur du bien importé. Selon la catégorie de produit, les droits de douane peuvent atteindre 5 %, même si une suppression progressive de ces droits a été négociée dans le cadre de l'accord de libre-échange signé en mars 2025 entre l'Union européenne et l'Australie. Cette suppression devait être effective à l'issue du processus de ratification, envisagée vers la fin 2026.
Source : Australian Government Department of Agriculture, Fisheries and Forestry
ATO
Austorganic (25/06/2026)