Les fondamentaux
Le Canada dispose d’un secteur agricole de près de 62 M d’hectares de terres agricoles, soit environ 6,3 % du territoire. La production est fortement concentrée dans les Prairies — Alberta, Saskatchewan et Manitoba — qui génèrent plus de la moitié des revenus agricoles, principalement grâce aux céréales, oléagineux et légumineuses, ainsi qu’à l’élevage bovin.
En 2025, le blé demeure la première culture en superficie avec 11 M ha, devant le canola avec 8,7 M ha. Le pays figure aussi parmi les leaders mondiaux des légumineuses, notamment pois secs et lentilles. L’Ontario et le Québec occupent une place centrale dans une agriculture plus diversifiée et à plus forte valeur ajoutée, notamment en maraîchage et production fruitière. L’Ontario concentre près de 50 à 55 % des surfaces de légumes de plein champ, suivi du Québec, tandis que la production fruitière se répartit surtout entre Québec, Ontario et Colombie-Britannique.
En 2025, le revenu net réalisé des agriculteurs canadiens s’établit à 8,3 Mds CAD (environ 5,82 MDs USD), en léger recul de 0,3 %, sous l’effet d’une hausse des dépenses d’exploitation supérieure à celle des recettes agricoles.
Opportunités pour l'offre française
Les principales opportunités pour l’offre française au Canada se concentrent sur cinq axes. L’automatisation répond à la pénurie de main-d’œuvre agricole, avec plus de 100 000 postes qui pourraient rester vacants d’ici 2030. Les protéines alternatives représentent aussi un fort potentiel : premier producteur mondial de légumineuses, le Canada cherche à développer la transformation locale et pourrait capter plus de 10 % du marché mondial d’ici 2035. L’agriculture numérique progresse, portée par les capteurs, logiciels d’aide à la décision et outils d’IA, malgré une adoption encore limitée dans les petites exploitations. La culture sous serre connaît une forte croissance, notamment en Ontario, portée par les tomates, concombres et poivrons. Enfin, les biocarburants offrent de nouveaux débouchés pour le canola et le maïs, en lien avec la transition énergétique et la diversification des revenus agricoles.
Source : Statistiques Canada, Radio Canada, Gouvernement Canada, Protein Industries Canada, Conseil canadien pour les ressources humaines en agriculture (CCRHA)
(27/07/2025)
Responsabilité sociétale
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Pour des produits qui nécessitent un suivi technique et un SAV lourd, il est préférable d’opter pour un importateur/distributeur qui pourra assurer un service après-vente de qualité.
Pour un produit qui ne demande pas de suivi, on pourra opter pour un agent qui remplacera l'importateur/distributeur et le concessionnaire. Cette solution plus économique peut s’avérer limitée si l’on a une forte ambition sur le marché américain.
Ainsi, à terme, si le volume de commandes est suffisant, l’implantation est la meilleure solution car elle apporte un outil de présence commerciale et permet une connaissance accrue du terrain.
La réglementation spécifique
La réglementation canadienne varie selon les produits et les provinces. Les engrais, biostimulants, inoculants microbiens et autres intrants sont encadrés par l’ACIA ; certains nécessitent une évaluation et un enregistrement avant commercialisation, notamment les bio solutions.
Les équipements doivent aussi respecter les normes électriques propres à chaque province ou territoire. En machinisme agricole, les véhicules de travail peuvent être importés sans conformité aux NSVAC s’ils répondent à cette définition. Des exigences provinciales supplémentaires peuvent donc entraîner coûts, délais et procédures additionnelles.
Source : EMDA
(24/08/2026)