Les fondamentaux
Le marché danois de la sécurité couvre la cybersécurité, la protection des infrastructures critiques, la sécurité civile, la surveillance maritime et les technologies de défense. La guerre en Ukraine, les tensions en mer Baltique et dans l’Arctique et l’intensification des cybermenaces ont placé la sécurité parmi les priorités stratégiques du Danemark. Le marché repose sur les investissements publics dans la défense et la résilience nationale ainsi que sur les dépenses des opérateurs critiques dans l’énergie, les transports, les télécommunications, la santé et les services publics. Le pays dispose d’un écosystème reconnu dans les logiciels de commandement et contrôle, les radars, les drones, la surveillance et la cybersécurité. L’accord de défense 2024-2033 représente un effort budgétaire estimé à 41,6 Mds EUR, dont un Fonds d’accélération de 6,7 Mds EUR pour les acquisitions urgentes en 2025-2026. Dans l’Arctique et l’Atlantique Nord, deux enveloppes de 14,6 et 27,4 Mds DKK (2 et 3,7 Mds EUR), financent notamment les capacités navales, aériennes, satellitaires et de surveillance. Le marché danois de la cybersécurité, évalué à environ 414 M EUR en 2025, pourrait atteindre 617 M EUR en 2031.
Cadre financier danois pour la défense et la sécurité
Moyens supplémentaires alloués au renforcement de la défense et de la sécurité sur la période 2024-2033
26,1 Mds EUR
Accord de défense 2024-2033
16,1 Mds EUR
Fonds d’accélération
5,7 Mds EUR
Renforcement supplémentaire
Opportunités pour l'offre française
Les opportunités concernent en priorité la défense aérienne, les systèmes navals, les drones et contre-drones, les radars, la surveillance maritime et satellitaire, les communications sécurisées et les solutions de commandement. Le renforcement des capacités dans l’Arctique et l’Atlantique Nord génère des besoins en navires adaptés aux conditions extrêmes, patrouille maritime, surveillance longue portée, connectivité et connaissance de la situation opérationnelle. La protection des câbles sous-marins, ports, installations énergétiques et réseaux numériques soutient la demande en capteurs, contrôle d’accès, détection d’intrusions, cybersécurité IT et OT et gestion de crise. NIS2 et CER créent également des besoins en audit, gestion des risques, continuité d’activité et notification des incidents. Le Fonds d’accélération favorise les solutions matures et disponibles rapidement. Les fournisseurs français doivent mettre en avant leurs références opérationnelles, leur interopérabilité OTAN, leurs délais de livraison, leur capacité de soutien local et la maîtrise de leur chaîne d’approvisionnement.
Source : Ministère danois de la Défense (06/09/2026)
Responsabilité sociétale
Innovation et expertise attendues
Les donneurs d’ordre recherchent des solutions techniquement matures, rapidement disponibles et interopérables avec les systèmes danois et alliés. Les expertises attendues concernent la surveillance multicapteurs, les radars, le commandement et contrôle, les drones et contre-drones, les communications sécurisées, l’observation spatiale, la cybersécurité IT et OT et la protection des infrastructures critiques. La capacité à assurer l’intégration, la maintenance, la formation et le soutien sur la durée constitue un avantage. Les offres doivent démontrer leur performance dans des environnements opérationnels exigeants, leur conformité, leur sécurité d’approvisionnement, la maîtrise de leurs sous-traitants et leur capacité à être déployées à l’échelle.
La réglementation spécifique liée aux enjeux environnementaux
Depuis le 1er juillet 2025, la loi danoise NIS2 impose aux entreprises et autorités concernées des mesures de cybersécurité, de gestion des risques et de notification des incidents significatifs. La loi CER renforce la résilience physique des entités fournissant des services essentiels. Les exigences varient selon le secteur, l’autorité compétente et la criticité de l’entité. Pour les essais de drones, capteurs, communications ou solutions de surveillance, les entreprises doivent aussi vérifier les règles relatives à l’espace aérien, aux fréquences, aux données personnelles, aux informations classifiées et aux sites sensibles. Les conditions précises doivent être examinées avec l’acheteur et l’autorité sectorielle compétente.
Labels et certifications
Les exigences dépendent du produit et du contrat. ISO 9001 constitue une base fréquente pour la qualité. AQAP 2110 peut être demandée aux fournisseurs chargés de la conception, du développement ou de la production de matériels de défense. ISO 27001 est pertinente pour la sécurité de l’information, ISO 22301 pour la continuité d’activité et IEC 62443 pour la cybersécurité industrielle. Le marquage CE reste applicable aux produits entrant dans son champ. Les habilitations de sécurité et les règles de traitement des informations classifiées sont définies contractuellement.
Source : DALO (06/09/2026)
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Une approche directe et factuelle est recommandée auprès de DALO, des autorités sectorielles, des opérateurs d’infrastructures critiques et des grands intégrateurs. Les entreprises doivent présenter un cas d’usage précis, des références opérationnelles, un calendrier de livraison réaliste et un prix clairement documenté. Un partenaire danois ou nordique peut faciliter l’intégration, le soutien, la maintenance et l’accès aux réseaux locaux. Pour les acquisitions de défense, l’Industry Point of Contact de DALO constitue un point d’entrée pour les entreprises sans contact établi. La présence lors des événements spécialisés et la recherche de partenariats industriels sont à privilégier.
La réglementation spécifique
Les entreprises françaises bénéficient de la libre circulation des biens et services dans l’Union européenne. Les contrats de sécurité et de défense peuvent toutefois relever de règles particulières de confidentialité, de contrôle des exportations, de sanctions internationales, de sécurité d’approvisionnement et de protection des informations classifiées. Les fournisseurs doivent vérifier les conditions contractuelles de DALO, les obligations NIS2 ou CER applicables, les règles relatives aux données personnelles ainsi que l’éventuelle nécessité d’une habilitation. Une entreprise étrangère intervenant au Danemark peut devoir s’enregistrer au registre RUT. Elle devient imposable au Danemark si elle y dispose d’un établissement stable.
Niveau de taxation
Le taux normal de TVA au Danemark est de 25 % et s’applique à la majorité des biens et services. Le taux normal de l’impôt sur les sociétés est de 22 % du bénéfice imposable. Une entreprise étrangère est imposable au Danemark lorsqu’elle y dispose d’un établissement stable, sur les bénéfices attribuables à ses activités danoises. Les obligations peuvent aussi concerner l’enregistrement de l’entreprise, la retenue de l’impôt sur les salaires, les cotisations liées au travail et l’inscription au registre des prestataires étrangers RUT. Aucun droit de douane ne s’applique à la circulation entre la France et le Danemark des marchandises de l’Union européenne. Le traitement fiscal dépend du contrat, du mode de livraison et de la présence éventuelle de personnel au Danemark.
Source : Administration fiscale danoise (06/09/2026)