Les fondamentaux
Le secteur des travaux publics et des infrastructures routières en Algérie maintient une dynamique soutenue, avec une croissance estimée à +3,8 % , grâce à des investissements publics massifs. Le Ministère des Travaux Publics et des Infrastructures de Base consacre un budget annuel moyen de près de 5 Mds EUR pour les infrastructures de transport et maritimes. En 2026, il a augmenté de 26 %.
Les routes et autoroutes constituent le principal poste de dépenses du Ministère des Travaux Publics. Il s'agit notamment de poursuivre le développement des voies rapides avec le lancement des travaux de dédoublement de près de 525 km de routes et des études de près de 400 km. La réalisation d'autoroutes telles que les pénétrantes Nord Sud se poursuit avec notamment les liaisons Tizi Ouzou / Autoroute Est Ouest, El Eulma / Djendjen ou encore Batna/ Autoroute Est Ouest. Enfin la construction de nouvelles routes pour desservir les régions isolées est aussi une des priorités de ce secteur.
La réalisation d'infrastructures ferroviaires est le deuxième poste de dépenses du Ministère des Travaux Publics avec notamment les grands projets de nouvelles lignes (extension de la penetrante Centre, extension de la pénétrante Ouest sur 950 km, Rocade des Hauts Plateaux, extension de la penetrante Est vers Hassi Messaoud) et la modernisation de la Rocade Nord.
Chiffres du secteur
145 615 km
Taille du réseau routier
1 605 km
Réseau autoroutier (2x3 voies)
6 500 km
Voies rapides (2x2 voies)
9 205
Ouvrages d’art (ponts, viaducs, tunnels)
Opportunités pour l'offre française
Le pipeline prioritaire reste celui des pénétrantes autoroutières : 10 projets totalisant 702 km, dont 357 km déjà réceptionnés et le solde en achèvement ou en relance en 2025. Les besoins portent sur le génie civil lourd, les équipements de sécurité, la signalisation/ITS et l’ingénierie de supervision - segments où l’offre française est compétitive. En parallèle, l’État a lancé en 2025 une étude nationale de dédoublement pour hiérarchiser les axes à passer en 2×2 voies, ouvrant des marchés d’études, de contrôle et d’équipements (sécurité active/passive).
Plusieurs mises en service créent des corridors logistiques à équiper : premier tronçon de la liaison Port d’Oran - A1 (autoroute Est-Ouest) ouvert en août 2024 ; la pénétrante Djendjen (Jijel) - El Eulma (Sétif) a livré 14 km en janvier 2025, avec d’autres sections programmées ; côté dédoublements, la RN 21 Annaba - A1 est entrée en service en mai 2025, et la RN 27 (Constantine) est annoncée pour le T4 2025. Ces chantiers tirent la demande en ouvrages d’art, équipements de tunnels, télégestion, comptage/SCADA, contrôle qualité et maintenance.

Source : ONS, APS , Ministère Travaux Publics et des Infrastructures de Base (30/08/2026)
Responsabilité sociétale
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Une entreprise peut se développer en Algérie via un partenaire local pour l’importation ou le SAV, un représentant commissionné pour les services ou gros équipements, ou la création d’une filiale (SAV, production locale ou développement commercial)
La règle 51/49 ne concerne plus que les secteurs stratégiques (hydrocarbures, énergie, mines, transports, pharmacie, importation pour revente en l’état), permettant ailleurs une détention à 100 % du capital.
Le partenariat local reste un atout pour la proximité client et un ancrage rapide.
La réglementation spécifique
Pour l’ingénierie, le décret n° 68-652 du 26 décembre 1968 fixe les conditions dans lesquelles les personnes physiques ou morales peuvent conclure des contrats ou marchés d’études avec le ministère chargé des Travaux publics et de la Construction. Ce texte est resté inchangé dans ses dispositions essentielles. Pour les travaux publics et le BTP, l’obligation de détenir un certificat de qualification et de classification professionnelles demeure en vigueur.
Initialement instaurée par le décret n° 83-135 de 1983, elle est aujourd’hui encadrée par le décret exécutif n° 14-139 du 20 avril 2014 et complétée par plusieurs arrêtés de 2016 qui précisent les critères, la procédure de délivrance et les catégories de classement. Ce certificat est indispensable pour participer aux marchés publics.
Niveau de taxation
La fiscalité en Algérie pour les importations et prestations étrangères reste structurée autour de plusieurs niveaux :
Droits de douane : 5 % pour les matières premières, 15 % pour les biens semi-finis, 30 % pour les produits finis et jusqu’à 60 % pour certains produits disponibles localement (environ 35 catégories).
Accord UE–Algérie : les marchandises d’origine européenne bénéficient de droits réduits, voire nuls, selon les produits.
TIC : une taxe intérieure de consommation de 30 % est appliquée à certains biens importés pour favoriser la production locale.
Fiscalité sur prestations étrangères : retenue à la source forfaitaire de 30 % sur les revenus des sociétés étrangères sans établissement en Algérie.
TVA : taux normal de 19 %, taux réduit de 9 % pour certaines activités et produits spécifiques.
Source : Journal Officiel de la République Algérienne (05/09/2026)