Les fondamentaux
Ports et transports maritimes :
L'industrie maritime chinoise occupe une place centrale dans l'économie du pays, contribuant à hauteur de 8 % du PIB et générant un Produit Marin Brut de 1 424 Mds EUR en 2025. La Chine se distingue également par sa domination du secteur portuaire, avec 15 des 20 premiers ports mondiaux en termes d'échanges maritimes.
Construction navale :
Poids lourd de la construction navale, la Chine domine le secteur tant en tonnage qu'en total de commandes, détenant 50,3 % du total de navires construits dans le monde en 2025 (tonnage brut révisé). L'industrie navale chinoise a également reçu 63 % des nouvelles commandes de navires à l'échelle mondiale en 2025 (en tonnage brut révisé). Les constructions destinées à l'exportation représentent 89 % des navires achevés et 92,4 % du carnet de commandes. La valeur des exportations de navires chinois (achevés) s'élève à 55,08 Mds USD en 2025, soit une hausse de 26,8 %. En 2025, sur 55,08 Mds USD d’exportations, 30,46 Mds USD (55,3 %) concernent vraquiers, pétroliers et porte-conteneurs.
Avec 7 entreprises chinoises parmi les 10 premières mondiales dans le volume (dwt) de navires en carnet de commandes, la Chine est un acteur primordial de la construction navale.
Opportunités pour l'offre française
Les dernières tendances chinoises, marquées par une demande croissante en navires écologiques (GNL, hydrogène), en équipements de pointe et en infrastructures offshore, ouvrent de nouvelles perspectives. Dans le domaine logistique, le développement des ports intelligents, des corridors maritimes décarbonés et des solutions digitales pour la gestion des flux (blockchain, IA) représente un marché en forte expansion. Les besoins se concentrent sur :
- la durabilité, avec des technologies respectueuses de l’environnement ;
- l’intelligence et l’innovation, pour combler les lacunes technologiques ;
- l’optimisation des chaînes industrielles, visant une production plus efficace ;
- l’ouverture internationale.
La Chine cherche des partenaires pour moderniser sa flotte et ses infrastructures. Les entreprises françaises, par leur expertise en ingénierie, propulsion hybride et numérique, sont bien positionnées pour répondre à ces besoins.
Source : Ministry of Transport of the People’s Republic of China, China Association of the National Shipbuilding Industry, China Engineering Science Press (13/07/2026)
Responsabilité sociétale
Innovation et expertise attendues
Le marché maritime chinois s'oriente vers des technologies de pointe intégrant les exigences environnementales et la performance industrielle. La priorité est donnée aux solutions de décarbonation (navires à hydrogène/ammoniac, carburants alternatifs), aux énergies marines renouvelables (éolien flottant, énergie houlomotrice) et à l'optimisation logistique via l'IA et le big data. La Chine recherche particulièrement des expertises en digitalisation portuaire (smart ports, automatisation), en construction navale écologique (écoconception, matériaux recyclables) et en gestion durable des écosystèmes côtiers.
La réglementation spécifique liée aux enjeux environnementaux
Le cadre réglementaire chinois en matière maritime évolue rapidement, avec des exigences strictes sur :
Normes environnementales : respect des lois chinoises sur la protection marine (ex : interdiction des rejets en mer, normes CO₂ alignées sur les objectifs "zéro émission nette" 2060)
Sécurité et traçabilité : conformité aux règles de l’Administration maritime chinoise (MSA) pour les navires et infrastructures offshore
Zones économiques spéciales (ZES) : régimes dérogatoires dans des zones pilotes (ex : Hainan) pour tester des technologies innovantes sous supervision gouvernementale
Labels et certifications
Labels internationaux : ISO 14001 (management environnemental), OHSAS 18001 (sécurité), ou EcoShip pour les navires propres
Certifications chinoises : China Classification Society (CCS) pour les équipements maritimes, ou le label "Green Ship" encouragé par le gouvernement
Références RSE : mise en avant des engagements via des standards comme GRI (Global Reporting Initiative) ou Pacte mondial de l’ONU
Source : Plan quinquennal 2021-2025 pour l'économie maritime, étude de China Classification Society (30/01/2025)
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Le secteur maritime chinois est dominé par des géants étatiques (COSCO Shipping, China Merchants Group) et des chantiers navals soutenus par le gouvernement (CSSC et filiales, China Merchant). Pour pénétrer ce marché, les entreprises françaises doivent cibler les partenaires stratégiques : privilégier les joint-ventures avec des acteurs locaux (ex : ports de Shanghai, Ningbo-Zhoushan) ou des coentreprises avec des groupes chinois pour les projets d’infrastructure.
Approche commerciale adaptée :
Miser sur les salons spécialisés (ex : Marintec China, Maritime Equipment expo) pour nouer des contacts
S’appuyer sur des intermédiaires et équipes locales
Valoriser l’expertise française : technologies vertes (navires à hydrogène, LNG), digitalisation (ports intelligents, blockchain logistique)
La réglementation spécifique
Contrôle des investissements étrangers :
Restrictions dans les infrastructures portuaires critiques (plafond de 49 % pour les capitaux étrangers dans certains terminaux)
Obligation de partenariat local pour les chantiers navals
Normes techniques obligatoires :
Certification CCS (China Classification Society) pour les navires et équipements maritimes
Respect des normes environnementales chinoises (ex : China Tier III pour les émissions des navires)
Niveau de taxation
TVA standard : 13 % (taux réduit à 9 % pour les projets d’infrastructures portuaires publics)
Impôt sur les sociétés de 25 %, avec de potentielles réductions : 15 % dans les zones portuaires franches (ex : Shanghai Pilot Free Trade Zone) ; exonérations temporaires pour les projets "verts" (navires écologiques, énergies marines renouvelables)
Droits de douane : 5-10 % sur les équipements maritimes (exemptions sous conditions pour les coentreprises technologiques)
Subventions gouvernementales : aides pour la R&D, construction de navires bas-carbone et modernisation portuaire
Source : Ministère des Transports chinois, Douanes chinoises (2025) (30/01/2025)