Les fondamentaux
Archipel de plus de 7 600 îles, les Philippines dépendent de la mer pour l’alimentation, le transport, le commerce et la sécurité. En 2025, l’économie océanique a atteint 1 080 Mds PHP, soit 3,8 % du PIB, et mobilisé 2,46 millions d’emplois, soit 5,0 % de l’emploi national. La pêche représente 24,1 % de cette économie, devant la fabrication de produits liés à l’océan (21,3 %) et le transport maritime et l’entreposage (16,3 %). En parallèle, la production halieutique s’est établie à 4,05 M T en 2024, dont 54,9 % issus de l’aquaculture. Les besoins concernent la modernisation des flottes et chantiers, les équipements embarqués, les ports, la chaîne du froid, l’aquaculture, la surveillance et la résilience climatique.
Opportunités pour l'offre française
Quatre segments présentent les opportunités commerciales les plus lisibles :
1. Navires, équipements embarqués, surveillance et maintenance.
2. Ports numériques, sûreté, logistique et décarbonation.
3. Aquaculture, transformation, production de glace, chaîne du froid et traçabilité.
4. Offshore et environnement marin.
Le recul de la pêche et le poids de l’aquaculture favorisent les solutions qui améliorent le rendement, la biosécurité et la conservation. Le MIDP crée parallèlement des besoins en rénovation de flotte, compétences, numérisation et conformité.
Pour une entreprise française, l’approche la plus efficace consiste à sélectionner un corridor portuaire, une flotte, un chantier ou une chaîne de valeur halieutique, puis à proposer une offre combinant équipements, formation et maintenance, adaptée aux contraintes d’un marché archipélagique.

Source : Maritime Industry Authority (MARINA) ; Philippine Statistics Authority (PSA)
Photo de PortCalls Asia sur Unsplash (26/07/2026)
Responsabilité sociétale
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
L’accès au marché dépend du segment ciblé. Pour les équipements navals, portuaires, halieutiques ou environnementaux, un distributeur ou intégrateur local disposant d’un service après-vente est généralement recommandé. Une coentreprise n’est pas systématiquement requise pour exporter des équipements ou fournir des services, mais peut être pertinente pour les concessions, l’exploitation d’infrastructures ou les projets impliquant une implantation industrielle locale.
La réglementation spécifique
Deux propositions législatives visent la construction et la réparation navales : le Shipbuilding and Ship Repair (SBSR) Development Bill et le SBSR Fiscal Incentives Bill. Elles cherchent à structurer la filière et à renforcer les incitations, mais ne doivent pas être présentées comme des lois déjà adoptées. L’accès aux éventuels avantages dépendra du texte finalement promulgué et de l’éligibilité du projet.
Niveau de taxation
Les droits et taxes varient selon le code SH, l’origine, le régime d’importation et, le cas échéant, l’enregistrement BOI ou PEZA du projet. Vérifier chaque équipement dans le Philippine Tariff Finder ; aucun taux générique ne doit être appliqué à l’ensemble de la filière.

Source : Board of Investments (BOI) ; Maritime Industry Authority (MARINA) ; Philippine Tariff Finder
Photo de Kelly Sikkema sur Unsplash (26/07/2026)