Les fondamentaux
Le marché canadien des systèmes de transport intelligents (ITS), estimé à 5,7 Md USD en 2025, représente près de 10 % du marché mondial et connaît une forte accélération. Cette dynamique est portée par la modernisation des infrastructures, la congestion urbaine, la transition énergétique, le développement des véhicules connectés et la digitalisation des réseaux de mobilité. Les pouvoirs publics soutiennent fortement ce secteur à travers des investissements dans les infrastructures intelligentes, concentrés principalement en Ontario et en Colombie-Britannique, tandis que l’Alberta affiche la croissance la plus rapide. À partir de 2026, le Canada Public Transit Fund renforcera cette dynamique grâce à un financement permanent des infrastructures de transport collectif. Les partenariats public-privé se développent également, créant de nouvelles opportunités pour les entreprises internationales. Le segment routier concentre l’essentiel des investissements, avec des besoins en gestion du trafic, signalisation intelligente, supervision des infrastructures et optimisation de la mobilité urbaine. Le secteur aéroportuaire accélère également son adoption des technologies ITS. Enfin, le projet Alto, futur réseau ferroviaire à grande vitesse reliant Toronto, Ottawa, Montréal et Québec, constitue un levier majeur pour le développement de solutions de signalisation, de contrôle, de gestion des flux voyageurs et d’infrastructures numériques, confirmant le Canada comme un marché stratégique pour les technologies de mobilité intelligente.
Opportunités pour l'offre française
1. Alto, moteur du marché ITS
Le futur TGV Alto constitue le principal projet structurant de la décennie. Il générera des besoins en signalisation, contrôle-commande, cybersécurité, billettique multimodale et gestion intelligente de l’intermodalité sur le corridor Toronto–Québec.
2. Développement des véhicules connectés
Le Canada accélère le déploiement des véhicules connectés et autonomes, avec un accent sur la cybersécurité, les essais en conditions réelles et les corridors intelligents, principalement en Ontario, au Québec, en Alberta et en Colombie-Britannique.
3. Des investissements durables
Le Canada Public Transit Fund garantit un financement de long terme jusqu’en 2036, soutenant les futurs projets de transport intelligent, de mobilité urbaine et d’infrastructures numériques.
Source : https://www.altotrain.ca/fr/a-propos-de-nous (23/06/2026)
Responsabilité sociétale
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
L’entrée sur le marché canadien des ITS peut débuter depuis la France, mais s’appuyer sur un partenaire local constitue un véritable atout. Le Québec représente une porte d’entrée privilégiée grâce à son écosystème de mobilité intelligente.
À moyen terme, une présence locale renforce la crédibilité et facilite l’accès aux marchés publics. La participation aux principaux événements du secteur permet de développer un réseau auprès des donneurs d’ordre.
Enfin, il est essentiel d’adapter son offre et sa documentation aux standards nord-américains, notamment en matière de normes, d’interopérabilité et de cybersécurité.
La réglementation spécifique
Le CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement) est un traité établi en 2016 entre le Canada et l’Union Européenne. Cet accord de libre-échange a pour objectif d’augmenter de 25% les échanges commerciaux de biens et de services entre les deux parties. Il s’agit d’une opportunité pour les entreprises européennes qui bénéficient d’un accès facilité aux marchés publics canadiens, à hauteur de 30% contre 10% de marchés ouverts précédemment. Cela ne change rien pour les entreprises canadiennes, car les marchés publics européens étaient eux déjà ouverts à près de 90%. Il est à noter que le Sénat français a voté contre la ratification du CETA le 21 mars 2024, le ministre délégué au commerce extérieur Franck Riester a affirmé que « Le texte de ratification reviendra à l’Assemblée nationale le moment venu ».
Niveau de taxation
Le taux d’impôt des sociétés au niveau fédéral est de 38% du revenu imposable, 28% après l’abattement d’impôt fédéral. Après la réduction d'impôt générale, le taux d'impôt net est de 15 %. Le taux d'impôt net des sociétés privées sous contrôle canadien qui demandent la déduction accordée aux petites entreprises est de 9 %. Au niveau des provinces, il y a en général deux taux d’imposition : le taux inférieur s’applique au revenu admissible à la déduction fédérale accordée aux petites entreprises, alors que le taux supérieur s’applique à tous les autres revenus. Voir ici pour le détail : Taux d'impôt des sociétés - Canada.ca.