Les fondamentaux
L’Algérie dispose du 2ᵉ réseau ferroviaire d’Afrique après l’Afrique du Sud, avec plus de 5 700 km en exploitation commerciale sous la responsabilité de la Société Nationale des Transports Ferroviaires (SNTF). Ce réseau est en grande partie concentré sur le Nord du pays, mais les ambitions du gouvernement visent à porter sa longueur totale à plus de 12 000 km à l’horizon 2040. L’ANESRIF (Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires) pilote les extensions et modernisations, incluant l’électrification et la signalisation.
Les transports urbains ferrés reposent sur 2 piliers : le métro d’Alger et les réseaux de tramways. La ligne 1 du métro d’Alger, inaugurée en 2011, transporte plus de 40 millions de voyageurs par an et connaît une extension majeure vers l’aéroport international. Le tramway est déjà opérationnel dans 7 grandes villes (Alger, Oran, Constantine, Sidi Bel Abbès, Ouargla, Mostaganem et Setif) et des extensions et de nouvelles lignes sont projetées. L'Entreprise du Métro d'Alger (EMA) assure la maîtrise d'ouvrage des projets d'investissement ; tandis que l'exploitation du métro d'Alger et de tous les tramways est effectuée respactivement par la Société d'Explotation du Métro d'Alger (SEMA) et la Société d'Exploitation des Tramways (SETRAM) .
Chiffres du secteur
≈ 5 700 km
Taille du réseau
≈ 5 700 km
Réseau ferroviaire en exploitation
7 villes
Villes dotées de tramways
7
Villes dotées de systèmes de transport par câble
Opportunités pour l'offre française
Les transports ferroviaires bénéficient d'une relance avec de grands projets qui ouvrent des opportunités aux entreprises étrangères. Le métro d’Alger poursuit son extension vers l’aéroport et la banlieue sud est, alors que sont prévus 21 km de prolongements supplémentaires, tandis que les tramways d’Alger et d’Oran devraient connaître prochainement des travaux d'expansion. La modernisation et la construction de nouvelles lignes ferroviaires telles que les Rocades Nord et les Hauts Plateaux, les lignes minières de l'Est et de Gara Djebilet et l'extension de la pénétrante Centre vers El Menea génère une forte demande en équipements divers : matériel de voie, rails, attaches, signalisation, engins, ....
Afin d'assurer l'exploitation d'un réseau en forte expansion, la SNTF met en œuvre depuis 2025 un programme décennal d'investissements de l'ordre de 2,5 Mds EUR. La plus grande partie de ce budget sera consacrée au matériel roulant notamment pour acquérir 124 locomotives diesel-electriques, des rames automotrices pour voyageurs, des locomotives électriques, des wagons pour le fret et des voitures voyageurs.
Source : SNTF, ANESRIF, EMA, Algérie Eco, APS (26/08/2026)
Responsabilité sociétale
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
En Algérie, une présence locale est indispensable pour réussir. Les entreprises étrangères peuvent passer par des distributeurs qui importent et assurent le SAV, garantissant proximité et disponibilité en monnaie locale, ou par des agents commissionnés, mieux adaptés à la vente d’équipements spécifiques. Pour les projets d’envergure, la création d’une filiale reste la solution la plus sûre : depuis 2020, la règle du 51/49 a été assouplie et les investisseurs peuvent détenir jusqu’à 80 % du capital hors secteurs stratégiques, pour plus de flexibilité et de contrôle.
La réglementation spécifique
La procédure d’appels d’offres est incontournable avec les grands donneurs d’ordres publics (SNTF, entreprise du Métro d’Alger, ANESRIF) et les entreprises publiques (entreprises de travaux, constructeur de wagons)
Une marge de préférence nationale de 25 % est accordée aux produits algériens ou aux prestataires de services de droit algérien, dont le capital est détenu majoritairement par des résidents nationaux, ou à la part algérienne des soumissions lorsque le soumissionnaire est un groupement d’entreprises de droit algérien et d’entreprises étrangères.
Niveau de taxation
Les droits de douanes sont de 4 niveaux : 5 % pour les matières brutes, 15 % pour les biens semi-finis destinés à la transformation, 30 % pour les produits finis et 60 % pour 35 produits finis disponibles localement. Toutefois les marchandises d’origine européenne peuvent bénéficier de taux réduits ou nuls dans le cadre de l’Accord d’association liant l’Algérie à l’UE.
Pour les prestations de services, une retenue à la source d’un impôt forfaitaire de 30 % est appliquée sur les sommes perçues par des sociétés étrangères n’ayant pas d’installation en Algérie.
Le taux commun de TVA est de 19 %. Il existe un taux réduit de 9 % pour certains produits ou activités.
Source : Journal Officiel, Douane Algérienne, APS (29/08/2026)