Les fondamentaux
Le transport ferroviaire et les systèmes urbains constituent une priorité stratégique du ministère turc des Transports et des Infrastructures. En 2026, 51,3 % du budget ministériel devrait être alloué au secteur ferroviaire, qui a déjà bénéficié de plus de 60 Mds USD d’investissements depuis 2003.
En 2025, le réseau ferroviaire turc s’étend sur 13 919 km, dont 11 668 km de lignes conventionnelles et 2 251 km de lignes à grande vitesse. Parallèlement, 12 municipalités métropolitaines sont dotées de systèmes de métro, de tramway ou de LRT, représentant un total de plus de 1 036 km de voies urbaines.
La stratégie ferroviaire de la Turquie vise à faire du pays un carrefour logistique entre l'Europe et l'Asie tout en modernisant son réseau national. Elle repose sur le développement des lignes à grande vitesse, la modernisation des infrastructures ferroviaires, l'augmentation de la part du fret ferroviaire et le renforcement des corridors internationaux, notamment le Middle Corridor et la liaison Bakou–Tbilissi–Kars.
Le marché local est structuré autour de TCDD pour l’infrastructure, TCDD Transport pour l’exploitation nationale, d’acteurs locaux puissants sur les travaux et le matériel, et d’appels d’offres généralement séparés entre infrastructures et matériel roulant. Des entreprises comme TÜRASAŞ, Bozankaya, Durmazlar et ASFAT renforcent progressivement leurs capacités technologiques et leur présence à l'international. Leurs exportations concernent notamment les tramways, métros, véhicules ferroviaires et composants destinés à des marchés en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie centrale.
Objectifs d’expansion du réseau ferroviaire turc
13 919 km
Réseau ferroviaire 2025
17 300 km
Objectif réseau 2028
28 600 km
Objectif réseau 2053
Opportunités pour l'offre française
Les opportunités concernent la modernisation du réseau existant, le doublement des voies, l’électrification, la signalisation, les lignes rapides et les LGV. Le matériel roulant offre des débouchés en ingénierie, équipements, sous-ensembles, location ou vente de locomotives et wagons, notamment avec l’arrivée d’opérateurs privés. Les besoins portent aussi sur les solutions innovantes embarquées : connectivité, Wi-Fi, CCTV, ATS, PIS/PAS, information voyageurs, surveillance et équipements de gares ou stations. Les grands projets financés par les banques multilatérales renforcent ces perspectives.
Source : TCDD, DDGM, ministère des Transports, TurkStat
(29/07/2026)
Responsabilité sociétale
Innovation et expertise attendues
Il existe de nombreux financements des IFI pour le développement des transports urbains ferroviaires. Les industriels et les producteurs turcs exportant notamment en Europe ont la volonté de réduire leur empreinte carbone ce qui devrait les amener à privilégier le fret ferroviaire, à terme. De plus, le développement du transport multimodal, intégrant le ferroviaire est au cœur des investissements en Turquie.
La réglementation spécifique liée aux enjeux environnementaux
La Turquie a adopté la loi climat publiée au Journal officiel en juillet 2025. Elle fixe un cadre de réduction des émissions de gaz à effet de serre, d’adaptation climatique, de planification, de supervision, de taxonomie verte, de marché carbone et de mécanisme d’ajustement carbone aux frontières. Cette trajectoire renforce l’intérêt des projets ferroviaires bas carbone et électrifiés, d’autant que les financements multilatéraux relient explicitement le rail à la réduction des émissions du transport et à la compétitivité export face aux exigences climatiques européennes.
Labels et certifications
Les certifications valorisées sont les exigences CE lorsque les directives européennes applicables couvrent les équipements, les spécifications techniques d’interopérabilité ferroviaire TSI, ainsi que les normes CENELEC EN 50126, EN 50128 et EN 50129 pour la sécurité fonctionnelle ferroviaire, notamment RAMS, logiciel et systèmes de signalisation. Les TSIs couvrent sécurité, fiabilité, disponibilité, santé, environnement, compatibilité technique et accessibilité.
Source : TCDD, DDGM, ministère des Transports, ministère du Commerce, TurkStat
(29/07/2026)
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
L’approche recommandée repose sur un partenaire local fiable : importateur-distributeur, intégrateur, EPC, bureau d’ingénierie ou fabricant local, selon le segment. Les cibles prioritaires sont TCDD, TCDD Transport, les municipalités métropolitaines, Metro İstanbul, les EPC turcs, les industriels locaux, les opérateurs de fret et les intégrateurs signalisation. Le salon bi-annuel Eurasia Rail constitue la principale plateforme de rencontres et de business du secteur ferroviaire en Turquie et dans la région, réunissant décideurs et acteurs clés.
La réglementation spécifique
Matériel roulant : les appels d’offres en matériel roulant comportent généralement des clauses de production locale, le plus souvent d’au moins 51 %.
La loi n°6461 libéralise le transport ferroviaire turc : elle structure TCDD comme gestionnaire d’infrastructure, crée TCDD Taşımacılık A.Ş. comme opérateur ferroviaire et permet à des personnes publiques ou sociétés commerciales autorisées de construire et exploiter des infrastructures ou des trains sur le réseau national. À l’import, les documents requis incluent facture commerciale, transport, packing list et certificat d’origine ; certains produits soumis à directives européennes doivent présenter la preuve de conformité CE.
Niveau de taxation
La Turquie est dans une union douanière avec l’Europe depuis 1996 et n’applique pas de droits de douane sur les produits industriels importés. Le taux de TVA est de 20 %.
Source : TCDD, DDGM, ministère des Transports, ministère du Commerce, TurkStat
(29/07/2026)