Les fondamentaux
Le marché philippin combine une production locale en reprise et un recours structurel aux importations. En 2025, le Bureau of Animal Industry (BAI) a enregistré 1,644 Mt d’arrivages de viande et de produits carnés, toutes catégories confondues. Le porc a représenté 851 760 t, soit 51,8 % du total, devant le poulet avec 540 523 t et le bœuf avec 207 437 t. Au T1 2026, les productions porcine et de poulet ont progressé respectivement de 6,4 % et 5,8 % sur un an, mais le cheptel porcin restait inférieur de 1,5 % à son niveau de mars 2025. Ce déséquilibre continue de soutenir la demande en approvisionnements importés, réguliers, traçables et adaptés aux spécifications des transformateurs et de la restauration.
Importations par catégories, 2025
Opportunités pour l'offre française
Les opportunités les plus réalistes concernent les découpes porcines destinées à la transformation, les ingrédients carnés, les produits de charcuterie premium, les spécialités régionales et les références adaptées à l’hôtellerie-restauration.
Les exportateurs doivent sécuriser l’éligibilité sanitaire du pays et de leurs établissements, travailler avec un importateur agréé et adapter leur offre aux contraintes de prix, de chaîne du froid et de durée de vie résiduelle.
Une stratégie segmentée est recommandée : rendement et régularité pour les industriels ; formats et service pour la restauration ; origine et différenciation pour le premium.
Source : Business France, étude Philippines 2025
BAI, Meat Importation Arrivals 2025
PSA, Livestock and Poultry Q1 2026 (29/07/2026)
Responsabilité sociétale
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Les partenaires prioritaires sont les importateurs-distributeurs agréés disposant d’une chaîne du froid, les transformateurs de viande, les distributeurs spécialisés dans l’hôtellerie-restauration, les épiceries fines et les enseignes premium.
L’approche doit être adaptée au débouché : compétitivité et régularité pour les volumes industriels ; formats, logistique et service pour la restauration ; origine, qualité et différenciation pour la charcuterie premium.
La réglementation spécifique
L’accès au marché suppose l’éligibilité sanitaire du pays et de l’établissement exportateur, ainsi qu’un importateur agréé. Les viandes non transformées nécessitent un Sanitary and Phytosanitary Import Clearance avant expédition et relèvent du Bureau of Animal Industry (BAI) et du National Meat Inspection Service (NMIS). Les documents sanitaires, l’étiquetage, la chaîne du froid et la durée de vie résiduelle doivent être vérifiés selon la catégorie du produit. Les exigences diffèrent entre viandes fraîches, congelées et produits transformés.
Niveau de taxation
Les droits de douane varient selon l’espèce, le produit et le code SH. Pour le porc, l’EO n° 62 maintient jusqu’en 2028 des droits de 15 % dans le contingent et de 25 % hors contingent.
L’EO n° 116 du 19 mai 2026 a porté le Minimum Access Volume (MAV) de 54 210 t à 204 210 t pour l’année MAV 2026, dont 30 000 t destinées aux transformateurs et 120 000 t au Food Terminal Inc. ou au programme KADIWA. L’accès effectif dépend des lignes directrices d’application et des allocations disponibles.
Une TVA à l’importation de 12 % s’applique en principe. Le régime doit être vérifié par code SH auprès de la Tariff Commission et du Bureau of Customs avant toute opération.
Source : PNTR, importation de viande
NMIS, agrément des importateurs
RA 10611
EO 116 (2026), MAV porc
(29/07/2026)