Les fondamentaux
Le Portugal offre un environnement pays favorable à la fintech : Coface classe le risque pays et le climat des affaires en A2, avec une économie soutenue par la consommation privée, les fonds européens et une trajectoire budgétaire solide. Le pays reste attractif pour les talents étrangers, bénéficie d’une bonne absorption des fonds européens et dispose d’un écosystème tech en consolidation. L’écosystème startup portugais comptait 5 091 startups actives en 2025, en hausse de 8 % sur un an, générant 2,856 Mds EUR de chiffre d’affaires et environ 28 000 emplois ; 55 % des startups ont une activité internationale significative. Le secteur fintech s’inscrit dans ce contexte : il bénéficie d’une adoption forte des paiements électroniques, d’un marché bancaire et assurantiel ouvert aux partenariats, et d’un cadre européen structurant autour de DORA, MiCA, instant payments, IA Act et open finance. Lisbonne demeure le principal hub, mais Porto, Braga, Coimbra et Leiria gagnent en visibilité.
Répartition des principales verticales fintech
Les trois premières verticales représentées dans le Portugal Fintech Report 2025 illustrent un marché orienté insurtech, crédit et paiements, avec un fort effet de l’IA sur les infrastructures, la conformité et l’expérience client.
12.2 %
Paiements & transferts
Opportunités pour l'offre française
Les meilleures opportunités concernent les solutions B2B à ROI rapide : IA appliquée à la conformité, scoring, fraude, KYC/KYB, surveillance réglementaire, automatisation documentaire et gestion des risques. Les paiements immédiats, l’open banking/open finance, l’intégration avec MB Way/Multibanco, la finance embarquée et les API de paiement créent des besoins pour PSP, SaaS financiers et infrastructure providers. L’insurtech est prioritaire : distribution digitale, embedded insurance, claims automation, tarification dynamique, data analytics et réduction des coûts de gestion. Les fintechs ESG et impact finance peuvent s’appuyer sur l’intérêt portugais pour finance durable, avec Goparity comme acteur local visible. Enfin, le Portugal sert de marché test européen et de pont vers les corridors lusophones, notamment Brésil, Angola et Mozambique, particulièrement pour remittances, stablecoins encadrés, compliance et paiements transfrontaliers.
Source : https://www.bportugal.pt/sites/default/files/documents/2026-05/Relatorio-dos-Sistemas-de-Pagamentos-2025.pdf (16/07/2025)
Responsabilité sociétale
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
L’approche recommandée est B2B directe auprès de banques, assureurs, PSP, brokers, retailers, telcos, utilities, acteurs crédit, marketplaces et grands groupes avec besoin d’automatisation financière. En 2025, le principal canal d’engagement avec les incumbents était le contact direct C-level, suivi par les partenaires d’écosystème et les referrals. Portugal Fintech, Fintech House, Portugal FinLab et Web Summit sont des points d’entrée utiles : Portugal FinLab met en relation projets innovants et autorités financières ; Web Summit revient à Lisbonne du 9 au 12 novembre 2026 et réunit plus de 70 000 participants.
La réglementation spécifique
Les activités de paiement, monnaie électronique, crédit, intermédiation financière, assurance, crowdfunding, cryptoactifs ou gestion d’actifs peuvent nécessiter agrément, enregistrement ou passeport européen. Les autorités compétentes sont Banco de Portugal pour crédit, établissements financiers, monnaie électronique et paiement ; CMVM pour marchés de capitaux ; ASF pour assurance et fonds de pension. DORA s’applique depuis le 17 janvier 2025 aux entités financières et prestataires TIC critiques ; MiCA encadre les cryptoactifs, avec supervision nationale partagée selon les activités. Les projets innovants peuvent solliciter Portugal FinLab pour clarifier le cadre applicable.
Niveau de taxation
Le taux normal de TVA au Portugal continental est de 23 %, avec des taux réduits de 13 % et 6 % pour les biens et services listés ; les Açores et Madère appliquent des taux propres plus bas. Les services B2B sont en principe taxés dans le pays du client, avec mécanisme d’autoliquidation lorsque les conditions sont réunies ; les services électroniques B2C sont taxés dans le pays de résidence du client, avec seuil européen de 10 000 EUR pour certaines ventes transfrontalières. Pour les échanges de biens France–Portugal, aucun droit de douane n’est dû en circulation intra-UE, l’union douanière interdisant les droits internes entre États membres. Les importations depuis pays tiers restent soumises au tarif extérieur commun et aux règles douanières de l’UE.
Source : https://www.gov.pt/guias/imposto-sobre-valor-acrescentado-iva-em-portugal
https://www.portugalfinlab.org/ (04/05/2026)