Les fondamentaux
La Côte d’Ivoire dispose d’un socle numérique en expansion, porté par la connectivité mobile, les services financiers numériques, la montée des usages Internet et les premiers investissements structurants dans l’hébergement local. Au premier trimestre 2026, l’ARTCI recensait 60,16 millions d’abonnements mobiles, 26,88 millions d’abonnements mobile money, 279,68 Mds FCFA (0,42 Mds EUR) de chiffre d’affaires mobile HT et 97,53 Mds FCFA (0,148 Mdes EUR) d’investissements des opérateurs mobiles.
Les usages numériques restent cependant loin d’être saturés. Fin 2025, le pays comptait 13,4 millions d’utilisateurs Internet, soit 40,7 % de pénétration, tandis que 19,5 millions de personnes demeuraient hors ligne. Cette marge de progression soutient la demande en solutions SaaS, CRM, ERP, collaboration, dématérialisation, cloud, cybersécurité, data et IA appliquée.
L’IA est désormais inscrite dans une feuille de route nationale. La SNIA 2030 a été élaborée avec plus de 1 500 contributeurs et repose sur trois piliers : investissement, inclusion et gouvernance. Pour une entreprise française, le marché est prioritairement B2B et institutionnel : administrations, banques, assurances, télécoms, fintechs, santé, éducation, agriculture, industrie et grandes PME. Le quantique ne constitue pas encore un marché constitué ; il doit être traité comme un sujet de veille, notamment autour de la cybersécurité post-quantique et du calcul avancé.
Socle numérique ivoirien au 1er trimestre 2026
Les données ARTCI indiquent un marché numérique encore dominé par la connectivité mobile, mais suffisamment profond pour soutenir des offres cloud, SaaS, data et IA à destination des entreprises et administrations.
60,16 MT1 2026
Abonnements mobiles
26,88 MT1 2026
Mobile money
97,53 Mds FCFAT1 2026
Investissements mobiles
Opportunités pour l'offre française
- Les opportunités les plus solides concernent les logiciels métiers, la dématérialisation, l’archivage électronique, la signature électronique, les ERP/CRM pour PME et grands comptes, les plateformes cloud hybrides, la cybersécurité, l’analyse de données et l’IA appliquée.
- Les secteurs prioritaires sont les banques, assurances, fintechs, télécoms, administrations publiques, santé, éducation, agriculture, logistique et distribution. Les clients recherchent des solutions capables de réduire les coûts opérationnels, sécuriser les données, automatiser les processus, améliorer la traçabilité et fournir des tableaux de bord décisionnels.
- Les meilleures fenêtres d’entrée sont les projets pilotes à ROI rapide, les partenariats avec intégrateurs locaux, les offres SaaS modulaires, les solutions hébergeables localement et les services de formation. L’IA doit être présentée comme outil métier concret, non comme promesse générique.
Source : SNIA 2030
https://anssi.gouv.ci/documents/87/Strat%C3%A9gie_Nationale_de_lIntelligence_Artificielle_250321_041840.pdf
ARTCI, Raxio Group
(31/05/2026)
Responsabilité sociétale
Innovation et expertise attendues
Les expertises attendues portent sur le cloud hybride, l’architecture SI, l’intégration API, la cybersécurité, la gouvernance des données, l’IA documentaire, l’automatisation des processus, l’analytique métier, l’interopérabilité, l’hébergement sécurisé et la conduite du changement. Les projets les plus crédibles sont ceux qui répondent à des problèmes opérationnels immédiats : digitalisation de workflows, gestion client, reporting réglementaire, contrôle documentaire, scoring, relation usager, support client, optimisation de processus et réduction des tâches manuelles. La capacité à transférer des compétences aux équipes locales constitue un facteur déterminant.
La réglementation spécifique liée aux enjeux environnementaux
Aucune réglementation environnementale sectorielle spécifique aux logiciels, à l’IA ou au cloud n’a été identifiée dans les sources publiques consultées. Les enjeux à intégrer sont toutefois la sobriété numérique, la consommation énergétique des data centers, la durée de vie des équipements, la localisation des traitements et la gestion des déchets électroniques. Les offres cloud et IA devront démontrer une efficacité énergétique, une architecture optimisée et une gouvernance responsable des données.
Labels et certifications
Les certifications les plus recherchées incluent ISO 27001 (sécurité de l’information), ISO 22301 (continuité d’activité), ISO 27701 (protection des données personnelles) ainsi que les certifications cloud et cybersécurité des principaux éditeurs. En Côte d’Ivoire, la conformité à la loi n°2013-450 sur la protection des données personnelles est indispensable. Les activités numériques doivent également respecter les réglementations relatives aux transactions électroniques, à la cybercriminalité et aux communications électroniques.
Source : ANSSI Côte d’Ivoire
https://anssi.gouv.ci/reglementations/textes-nationaux/lois/
Autorité de protection
https://www.autoritedeprotection.ci/lois/
SNIA 2030 (12/04/2026)
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Les partenaires prioritaires sont les intégrateurs IT, ESN, opérateurs télécoms, hébergeurs, fournisseurs cloud, cabinets de conseil SI, distributeurs logiciels, acteurs cybersécurité, incubateurs tech et associations professionnelles. Les décideurs finaux sont les directions générales, directions SI, directions financières, directions conformité, directions opérations et responsables innovation.
L’approche commerciale doit privilégier des cas d’usage ciblés : automatisation d’un processus, migration cloud, sécurisation de données, dématérialisation documentaire, CRM, ERP, analytics ou IA métier. Une présence régulière à Abidjan, un partenaire local et une démonstration par pilote sont fortement recommandés.
La réglementation spécifique
Le cadre réglementaire repose notamment sur la loi n°2013-450 relative à la protection des données à caractère personnel, la loi n°2013-451 relative à la lutte contre la cybercriminalité, la loi n°2013-546 relative aux transactions électroniques, la loi n°2017-803 d’orientation de la société de l’information et la loi n°2024-352 relative aux communications électroniques.
Les solutions manipulant des données personnelles doivent intégrer les obligations liées au traitement, au stockage, à la sécurité et aux droits des personnes concernées. Les offres cloud, SaaS et IA doivent donc être conçues avec une logique de conformité, traçabilité, sécurité et clarté contractuelle sur l’hébergement et les responsabilités.
Niveau de taxation
La TVA de droit commun est de 18 %. L’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux est généralement de 25 %, avec un taux de 30 % mentionné pour les entreprises du secteur des télécommunications, des technologies de l’information et de la communication dans le document fiscal consulté.
Pour les logiciels, licences, services cloud, prestations de conseil, maintenance et équipements importés, le traitement fiscal dépend de la nature exacte du contrat et du classement fiscal ou douanier. Les entreprises françaises doivent vérifier en amont la TVA, la retenue éventuelle, le traitement des prestations transfrontalières, les droits applicables aux équipements et les obligations d’immatriculation ou de facturation locale.
Source : DGI Côte d’Ivoire
https://dgi.gouv.ci/
ANSSI Côte d’Ivoire
https://anssi.gouv.ci/reglementations/textes-nationaux/lois/
(12/04/2026)