Les fondamentaux
Eau :
Compte tenu du stress hydrique auquel est confrontée l'Algérie, le secteur de l'eau fait partie des trois priorités nationales aux côtés de la santé et de l’éducation.
En plus de la mobilisation des ressources conventionnelles dont dispose le pays, avec un potentiel de 18 Mds m3/an répartis entre les eaux superficielles (10,5 Mds m3) et souterraines (7,5 Mds m3), le ministère de l'Hydraulique poursuit le développement des ressources non conventionnelles telles que le dessalement d’eau de mer, la déminéralisation des eaux saumâtres et la réutilisation des eaux usées. Ce département investit également dans l’interconnexion des barrages, ainsi que dans le développement et la réhabilitation des réseaux.
Déchets :
Le ministère de l’Environnement déploie un important programme d’investissement pour la prise en charge des déchets.
Sont prévus :
- la réalisation de centres d'enfouissement techniques (CET) des déchets ménagers et assimilés (DMA) avec pour objectif de disposer de 300 CET d'ici 2035 ;
- l'installation de centres de tri des déchets au niveau des CET ;
- la mise en place de stations de traitement de lixiviats par osmose inverse dans les grands CET;
- la réalisation de deux CET pour l'enfouissement des déchets industriels spéciaux ainsi que l'accroissement du parc d'incinérateurs de déchets spéciaux.
Opportunités pour l'offre française
Eau : Gros projets dans le dessalement d'eau de mer : nouveau programme de réalisation de 7 nouvelles stations de dessalement d'eau de mer entre 2025 et 2030. Il est également prévu la construction d'au moins 28 barrages d'ici à 2035, de doubler la capacité d'épuration des eaux usées sur la même période, de développer des réseaux d'adduction d'eau (2 000 km/an) et d'assainissement (1 500 à 2 000 km/an) ainsi que de réhabiliter des réseaux de distribution des eaux en passant de 1 500 km/an à 2 000 km/an.
Déchets : Lancement régulier d'appels d'offres nationaux et/ou internationaux pour la dépollution et l'élimination de déchets spéciaux et dangereux, notamment issus de l'industrie des hydrocarbures et de la chimie lourde. Il est prévu, d'ici à 2030, la réalisation d'une cinquantaine de CET ou décharges contrôlées pour DMA, l'installation de centres de tri des déchets dans 26 CET, la construction de centres de compostage (une dizaine est en cours de réalisation), la réhabilitation d'une quarantaine de décharges sauvages, etc.
Source : Ministère de l'Hydraulique, ministère de l'Environnement et des Energies Renouvelables, Agence Nationale des Déchets (16/08/2025)
Responsabilité sociétale
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Le développement sur le marché algérien nécessite une présence permanente, soit par le biais d’un partenaire commercial représentant commissionné ou importateur-distributeur, soit avec une filiale.
La création de filiale nécessitait depuis 2009 d’avoir des associés algériens à hauteur de 51 % du capital. Néanmoins, cette mesure a été abrogée en 2020 pour les activités non-stratégiques, à l’exception de l’importation de biens pour revente en l’état.
La réglementation spécifique
Les principales lois régissant les secteurs de l'eau et de l'environnement sont :
- Ordonnance n°09-02 du 22 juillet 2009, modifiant et complétant la loi n°05-12 du 04 août 2005 relative à l'eau ;
- Loi n°01-19 du 12 décembre 2001 relative à la gestion, au contrôle et à l'élimination des déchets ;
- Loi n°03-10 du 19 juillet 2003 relative à la protection de l’environnement dans le cadre du développement durable.
Dans le cadre de la Loi de finances 2018, un nouveau taux de droit de douane de 60 % pour 35 produits et une Taxe Intérieure de Consommation (TIC) de 30 % afin de favoriser les productions locales ont été mis en place.
Niveau de taxation
- Il y a 4 niveaux de droits de douane : 5 % pour les matières brutes, 15 % pour les biens semi-finis destinés à la transformation, 30 % pour les produits finis et 60 % pour 35 produits finis disponibles localement. Les marchandises d’origine européenne bénéficient de taux réduits ou nuls dans le cadre de l’accord d’association liant l’Algérie à l’UE ;
- Prélèvement d’une retenue à la source d’un impôt forfaitaire de 30 % sur les sommes perçues par des personnes morales étrangères n’ayant pas d’installation en Algérie dans le cadre de marchés de prestations de service. Lorsque le prestataire est une personne physique, cette retenue est de 24%.
Source : Journal Officiel de la République Algérienne (16/08/2025)