Les fondamentaux
Avec une demographie dynamique et une population jeune, le Gouvernement algérien poursuit depuis le début des années 2000 une politique de développement des villes qui bien qu'elle soit encadrée par un schéma d'aménagement du territoire reste contrainte par la nécessité de répondre en priorité aux importants besoins en logements.
Au cours du quinquennat 2020-2024 le ministère des Investissements Publics ont permis d'atteindre un rythme de 300000 logements construits annuellement. De nombreuses extensions urbaines et 5 villes nouvelles sont en cours d'édification.
Les autorités publiques ont également impulsé depuis les années 2000 une politique de modernisation des tissus urbains à travers des programmes de réhabilitation des batis anciens dans les grandes villes du pays, de mise à niveau des infrastructures (développement des systèmes de transports urbains et des infrastructures de transport, amélioration des réseaux d'eau potable, d'assainissement, d'énergie et télécommunication, ...), d'embelissement urbain (mobilier urbain, ...).
Celle-ci intégre les engagements de réduction des émissions de GES pris dans le cadre de la COP21 à Paris avec notamment la mise en oeuvre du programme national de développement des énerges renouvelables et de l'efficacité énergétique
pricipaux indicateurs de la ville durable en Algérie
2,2 %
croissance de la population urbaine
100 %
taux d'accès à l'électricité
98 %
taux d'accès à l'eau potable
90 %
taux d'accès à l'assainissement
87 %
taux de collecte des déchets urbains
Opportunités pour l'offre française
Grands projets dans le secteur de l'eau : nouveau programme de réalisation de 7 nouvelles usines de dessalement d'eau de mer entre 2025 et 2027, construction d'une trentaine de barrages d'ici à 2035, doublement de la capacité d'épuration des eaux usées sur la même période, développement des réseaux d'adduction d'eau et d'assainissement...
Grands projets de transport urbain : extensions du métro (14 km en cours de réalisation et 10 km à venir) et du tramway d'Alger (10 km à venir), développement du réseau ferroviaire de la banlieue d'Alger (extension sur 10 km et modernisation des installations), nouvelle gare d'Alger.
Energie : programme de 15 GW renouvelables horizon 2035, augmentation de la puissance de production d'électricité conventionnelle de12 GW, réalisation de 29700 km de lignes HTB.
Bâtiment : construction d'une trentaine de nouveaux hopitaux publics, 4 grands stades, ...
Développement des villes nouvelles de Boughzoul, El Meniaa et Hassi Messaoud
Source : APS, El Moudjahid, Entreprise du Metro d'Alger, ministere de l'Habitat de l'Urbanisme et de la Ville, Sonelgaz, ministère de l'Energie et des Mines (27/07/2024)
Responsabilité sociétale
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Le développement sur le marché algérien nécessite une présence permanente, soit par le biais d’un partenaire commercial capable d’importer ou de produire, de revendre et d’assurer le SAV, soit avec une filiale.
La création de filiale nécessitait depuis 2009 d’avoir des associés algériens à hauteur de 51 % du capital. Néanmoins, cette mesure a été abrogée en 2020 pour les activités non stratégiques, à l’exception de l’importation de biens pour revente en l’état.
Il est possible de recourir à des représentants commissionnés, mais cette formule est plus adaptée aux fournisseurs de très gros équipements. Les entreprises qui exportent vers l’Algérie peuvent s’appuyer sur des distributeurs locaux pour importer et assurer le SAV.
La réglementation spécifique
Le décret exécutif n° 14-139 du 20 avril 2014 oblige les entreprises à être titulaire d'un certificat de qualification et de classification professionnelles lorsqu'elles interviennent dans le cadre de marchés publics de réalisation dans les secteurs du bâtiment, des travaux publics (routiers, maritimes, aéroportuaires et ferroviaires), de l'eau, des travaux forestiers et des infrastructures passives des télécommunications.
Le décret n°68-652 du 26 décembre 1968, modifié et complété par le décret exécutif n°02-176 du 20 mai 2002, fixe les conditions dans lesquelles les personnes privées peuvent conclure des contrats ou marchés d’études dans les secteurs du bâtiment, des travaux publics (routiers, maritimes, aéroportuaires et ferroviaires) et de l'eau. Il institue l'obligation d'avoir un agrément.
Niveau de taxation
Retenue à la source d’un impôt forfaitaire de 30 % sur les sommes perçues par des personnes morales étrangères n’ayant pas d’installation en Algérie pour des prestations de service. Lorsque le prestataire est une personne physique cette retenue sera de 24 %.
Il y a 4 niveaux de droits de douane : 5 % pour les matières brutes, 15 % pour les biens semi-finis destinés à la transformation, 30 % pour les produits finis et 60 % pour certains produits finis disponibles localement. Les marchandises d’origine européenne bénéficient de taux réduits ou nuls dans le cadre de l’accord d’association liant l’Algérie à l’UE.
Source : Journal officiel de la République Algérienne, Douane Algérienne (28/07/2024)