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Être contactéSortie de la boîte à outils de l’agroécologie, on parle de plus en plus de « litières forestières fermentées » (LFF). La LFF est préparée à base de litière prélevée sur des sols de forêts, puis combinée à des sous-produits agricoles riches en glucides simples (mono ou disaccharides) tels que le glucose, le fructose ou le saccharose (mélasse par exemple), en sucres plus lents contenant beaucoup d’amidon et/ou de cellulose (son de blé ou balle de riz par exemple), et en bactéries lactiques (petit lait ou lait de soja, entre autres). Généralement appliquée au sol, avec de la matière organique, comme biofertilisant, la litière forestière fermentée peut aussi avoir un rôle contre les pathogènes du sol (Clostridium, entérobactéries, nématodes…) grâce à la production d’acide lactique et à la subséquente acidification du milieu. L’utilisation de ce biofertilisant contribuerait par ailleurs à renforcer la résilience des sols à la sécheresse.
Preuve de l’engouement récent pour cette technique de fertilisation simple et peu coûteuse déjà adoptée dans diverses parties du monde, elle est au cœur de partenariats internationaux associant acteurs institutionnels et acteurs de la société civile afin d’en comprendre les mécanismes d’action, d’en valider scientifiquement l’efficacité avant de pouvoir la diffuser plus largement. C’est pourquoi différentes équipes de l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie (IMBE, Aix-Marseille Université), l’IRD et le CIRAD ont entrepris de mener conjointement des recherches en Afrique sur cette thématique, en collaboration avec l’association Terre et Humanisme.
Ces nouvelles tendance seront capables créer des industries écologiques permettant de créer la nouvelle génération d'intrants plus respectueux de l'environnement et qui s'inscrivent dans une approche de développement durable.
Source : 21 octobre 2021, CIRAD & IRD