Date de publication :

Secteur Produits alimentaires
Pays concerné
Allemagne
Thématique
Le ministère fédéral de l'Alimentation (BMEL) a récemment publié un plan en quatre points pour un élevage laitier durable.
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En tant qu'acteurs du marché, les exploitations laitières ont en général un pouvoir de négociation plus faible que les laiteries. En raison du caractère périssable du lait, il n'existe guère d'autres canaux de distribution. Les agriculteurs reçoivent des prix du lait qui ne couvrent souvent pas les coûts de production. C'est pourquoi il est important de renforcer la position des producteurs laitiers dans la chaîne de valeur ajoutée et de modifier les structures qui les désavantagent. Le BMEL veut maintenant modifier les conditions-cadres de manière à ce que les relations de livraison soient aussi équilibrées que possible.

En principe, le développement du cheptel doit s'orienter sur la disponibilité des surfaces herbagères. Le nombre d'animaux élevés doit être en accord avec les objectifs de protection du climat, des eaux et des émissions et servir l'économie circulaire.

En outre, un élevage laitier durable doit également tenir compte de l'évolution de la demande en produits animaux de haute qualité. A l'avenir, le lait doit être produit de manière plus durable et en priorité sur les surfaces qui ne se prêtent pas à la production d'autres denrées alimentaires - donc en particulier sur les herbages.

 

Plan en 4 points : renforcer l'élevage laitier pour l'avenir :

1. renforcer la position des producteurs sur le marché laitier

Par le biais de mesures de marché, le BMEL veut améliorer la position des producteurs dans le secteur laitier et les aider à obtenir de meilleurs prix. Pour ce faire, la loi sur les organisations agricoles et les chaînes d'approvisionnement (AgrarOLkG) a d'abord été évaluée. Le BMEL va maintenant lancer l'application nationale de l'article 148 de l'OCM pour organiser les relations de livraison. Cet article offre la possibilité, pour le secteur du lait et des produits laitiers, de fixer au niveau national une obligation contractuelle avec certains éléments, c'est-à-dire, par exemple, que les prix et les quantités livrées doivent être réglés dans un contrat écrit. 

Le BMEL souhaite également promouvoir une production laitière plus durable et la protection du climat par le biais de mesures de marché. Depuis la réforme de la PAC de 2021, l'article 210a de l'OCM prévoit une dérogation à l'interdiction des ententes pour les normes de durabilité supra-légales dans la chaîne d'approvisionnement alimentaire. Il est donc possible de conclure des accords sur des prix plus élevés si des normes de durabilité allant au-delà du niveau légalement obligatoire sont respectées.

En outre, le BMEL examine les approches possibles pour améliorer la transparence sur le marché des produits régionaux labellisés.

 

2. renforcer la production laitière durable par des mesures de soutien ciblées

Le BMEL veut renforcer les marchés de qualité pour le lait et encourager la diversification des structures de vente. Une promotion des structures régionales de transformation et de commercialisation est déjà possible dans le cadre de la tâche d'intérêt commun "Amélioration des structures agricoles et de la protection des côtes" (GAK). En outre, le BMEL soutient des projets modèles innovants dans le cadre de BULEplus ainsi que des chaînes de valeur bio régionales dans la recherche et la pratique par le biais du programme fédéral d'agriculture biologique (BÖL). Dans le cadre de ce programme, un congrès spécialisé sur le renforcement des chaînes de valeur régionales doit être organisé. Ce congrès, intitulé "Erfolgreiche Regionalvermarktung - Erfahrungen und Best Practice", doit servir à l'échange d'informations et à la mise en réseau et aura lieu en juin 2024.

Pour la PAC d'après 2027, les paiements actuels doivent être transformés en une rémunération publique "appropriée" pour les prestations d'intérêt général, telles que la protection du climat, de l'environnement, de la nature et des animaux.

 

3. promouvoir la recherche pour un élevage laitier durable

Le BMEL est également actif dans le domaine de la promotion de la recherche pour une production laitière plus durable. Dans le cadre du programme de recherche et d'innovation existant pour la protection du climat dans l'agriculture, un avis a été publié le 14 mars 2023 pour la promotion de projets de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d'économie d'énergie grâce à des systèmes de production optimisés sur le plan climatique dans l'élevage. L'objectif est de développer des concepts efficaces et pratiques pour un élevage respectueux du climat, dont les exploitations laitières peuvent profiter.


4. renforcer la santé animale et promouvoir les races d'animaux de rente robustes

Le modèle du BMEL pour l'élevage est un élevage axé sur la santé et les races robustes pour les différentes races d'animaux de rente agricoles. La préservation de la diversité génétique et l'utilisation durable des ressources naturelles sont également importantes. La santé des animaux est la base d'une agriculture performante et de la production de denrées alimentaires sûres. L'élevage est donc un élément clé pour relever les défis futurs, car des animaux en bonne santé sont synonymes de productivité et de revenus plus élevés, tout en ayant un impact moindre sur l'environnement. 

 

Sources : moproweb.de, Roland Sossna, 04 mars 2024 ;  topagrar.de, Alfons Deter, 20 mars 2024 ; BMEL, 04 mars 2024