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Être contactéDes chercheurs de l'École de Médecine Yong Loo Lin de l'Université Nationale de Singapour (NUS) ont mis au point des nanoparticules prometteuses pour prévenir les crises cardiaques et les AVC. Ces particules minuscules, mesurant moins d’un millième de millimètre, peuvent non seulement détecter l’accumulation de plaque dans les artères (appelée athérosclérose) mais aussi administrer des médicaments directement sur les zones concernées.
L’athérosclérose, qui rétrécit les artères, est une cause majeure de maladies cardiaques, responsables de millions de décès dans le monde chaque année. Les nanoparticules développées par l’équipe de recherche se décomposent dans l’environnement acide de ces plaques, libérant un agent de contraste nommé gadolinium. Ce dernier permet d’obtenir des images détaillées des plaques lors d’un IRM, facilitant le diagnostic et l’évaluation de leur gravité.
Mais ce n’est pas tout : ces nanoparticules délivrent aussi de la simvastatine, un médicament anti-inflammatoire qui stabilise les plaques et réduit les risques d’incidents cardiovasculaires. Contrairement aux méthodes actuelles, comme l’échographie intravasculaire, qui sont invasives, cette approche est non invasive et beaucoup plus précise.
Le Professeur assistant Wang Jiong-Wei, qui a dirigé l’étude, compare les nanoparticules à des véhicules qui apportent des solutions thérapeutiques directement aux plaques, simplifiant ainsi le processus de traitement. De plus, ces particules se dégradent rapidement ou quittent l’organisme sans danger si elles ne trouvent aucune inflammation, minimisant ainsi les effets secondaires.
Bien que cette technologie soit encore en phase de développement, les chercheurs espèrent lancer des essais cliniques d’ici 3 à 5 ans, ouvrant la voie à des avancées majeures dans le traitement et la prévention des maladies cardiovasculaires.
Source : “Zhaki Abdullah, 11/11/2024, The Straits Times”