Date de publication :
Je souhaite aller plus loin, je veux être contacté(e) par un expert gratuitement.
Être contactéPrésente dans plus de 60 pays avec plus de 200 installations, la technologie d'Ecosteryl, qui propose une alternative écologique à l'incinération traditionnelle, se trouvait dans la situation paradoxale d'être reconnue mondialement mais absente de sa région d'origine. Cette anomalie a été officiellement reconnue par l'administration wallonne de l'Environnement dans un rapport adressé au ministre de la Santé Yves Coppieters en septembre 2024.
Le 27 janvier dernier, un arrêté administratif a clarifié la réglementation, permettant de reclasser les déchets infectieux traités par le procédé Ecosteryl comme "non dangereux". Cette avancée, qui devrait être confirmée par un arrêté du gouvernement wallon, ouvre la voie à une nouvelle filière de recyclage pour ces déchets auparavant systématiquement incinérés.
Selon le CEO d'Ecosteryl, Romain Dufrasne, cette décision permettra de "supprimer le caractère infectieux et dangereux de ces déchets issus de soins de santé pour ensuite les intégrer dans une filière de recyclage classique afin d'en faire des nouveaux plastiques".
Pour le secteur hospitalier wallon, représenté notamment par la fédération Unessa, cette nouvelle option représente une avancée bienvenue, malgré le temps considérable qu'il aura fallu pour y parvenir. Le ministre Coppieters voit dans cette diversification des filières une opportunité pour améliorer la circularité des déchets et encourager un meilleur tri en amont dans les établissements de santé.
L'entreprise montoise envisage désormais deux approches pour son développement en Wallonie: une installation centrale de prétraitement des déchets et la commercialisation d'équipements pouvant être installés directement dans les établissements de santé intéressés.
Source : L'Echo - 19 mars 2025