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Être contactéDes chercheurs de Singapour, d’Asie du Sud-Est, du Pacifique et des États-Unis ont pris la mer le 7 octobre depuis la marina de Keppel Bay pour étudier une zone largement inexplorée de l’océan Indien oriental. Cette mission de 24 jours est menée par l’Université nationale de Singapour (NUS) et OceanX, une organisation américaine à but non lucratif qui exploite le navire scientifique OceanXplorer.
Il s’agit de la première grande expédition scientifique en eaux profondes de Singapour depuis l’adoption du traité BBNJ (Biodiversity Beyond National Jurisdiction) des Nations unies, pour protéger la biodiversité marine au-delà des juridictions nationales et à créer de futures aires marines protégées.
Le ministre singapourien des Affaires étrangères Vivian Balakrishnan a salué cette initiative, soulignant qu’un nouveau modèle de développement se dessine — fondé non plus sur l’exploitation, mais sur la protection et le partage des connaissances et des ressources naturelles. Selon lui, la recherche scientifique est essentielle pour comprendre et préserver la biodiversité marine.
Le traité BBNJ, ratifié par 60 pays en septembre 2025, entrera en vigueur le 17 janvier 2026. Singapour s’est engagée à en assurer une mise en œuvre inclusive, en mobilisant les expertises de l’ASEAN et des petits États insulaires en développement.
À bord de l’OceanXplorer, 21 chercheurs de la région, issus notamment de la NUS, de la NTU et d’institutions du Vietnam, d’Indonésie, de Thaïlande et des Fidji, exploreront une chaîne de monts sous-marins pouvant atteindre 4 000 mètres de profondeur, véritables oasis de biodiversité. L’équipe utilisera de nouvelles technologies, telles que des plateformes benthiques, pour cartographier et documenter plus de 17 000 km² de fonds marins.
Cette expédition devrait renforcer la coopération scientifique régionale et offrir une meilleure compréhension des écosystèmes profonds de l’océan Indien.
Source : Audrey Tan, 7/10/2025, The Straits Times