Date de publication :

Secteur Equipements et Solutions pour l'Agriculture et l'Agroalimentaire
Pays concerné
Roumanie

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Plus de 800 000 agriculteurs roumains, grands, moyens et petits, sont confrontés à des mutations majeures. Les cultures de printemps, maïs et tournesol, sont de plus en plus exposées à la sécheresse, tandis que l’endettement et la hausse des prix des intrants et des céréales fragilisent les exploitations. Certains fermiers investissent pour créer de la valeur ajoutée, d’autres cherchent à survivre à court terme, voire à vendre leurs actifs ou leurs exploitations. Dans le maraîchage, émergent des grandes fermes travaillant sous contrat avec des multinationales et des coopératives visant la vente directe aux supermarchés, tandis que l’élevage développe des niches à potentiel d’exportation.

Au cours des 3 à 5 prochaines années, l’avenir de l’agriculture roumaine se jouera entre adaptation et disparition du marché, sous l’effet combiné des changements climatiques, des pressions financières et de la concurrence européenne accrue. Les distributeurs d’intrants agricoles (semences, engrais, produits phytosanitaires) jouent un rôle stratégique, car l’innovation variétale est désormais beaucoup plus rapide : un nouveau soja ou blé peut être développé en 5 ans au lieu de 15, condition indispensable pour rester compétitif face à des prix bas.

En 2024, les leaders de ce marché étaient Agricover (détenu par Jabbar Kanani et la BERD) avec un CA de 1,8 Md RON, suivi des Allemands Bayer (1,3 Md RON) et BASF (0,8 Md RON). Seule Azochim (Sinel et Viorel Anton) représente le capital 100 % roumain dans le Top 5. Ces acteurs sont d’autant plus cruciaux que la production de maïs s’effondre sous l’effet de la sécheresse, posant la question de futures importations pour nourrir les porcs des élevages récemment reconstitués après la peste porcine.

 Source : Ziarul Financiar, 7.10.2025