Date de publication :
Je souhaite aller plus loin, je veux être contacté(e) par un expert gratuitement.
Être contactéLa Roumanie dispose de 8,4 millions d’hectares de terres arables et d’une infrastructure d’irrigation couvrant 3,1 millions d’hectares, l’une des plus vastes de l’UE sur le papier. En pratique, seulement 16 % de cette capacité est utilisée (environ 515 000 ha), contre 60 à 99 % en Espagne, Italie, France ou Portugal (FAO). Cette sous-utilisation s’explique principalement par la vétusté des systèmes de pompage hérités de l’ère communiste et leur coût énergétique élevé, alors que les pays du Sud ont modernisé leurs réseaux.
Les acteurs agricoles soulignent que l’eau est essentielle au développement :
- La modernisation de l’irrigation pourrait accroître de 20 à 30 % les capacités de production animale.
- L’expansion du maraîchage deviendrait rentable si l’accès à l’eau était sécurisé.
La Roumanie dispose des atouts nécessaires (sols fertiles, technologie, ressources hydriques), mais manque d’une stratégie nationale.
Avec 1,5 Md EUR prévus pour la réhabilitation du réseau (PNS 2023-2027), le taux d’utilisation pourrait atteindre 75 % d’ici 2027 (ANIF). Toutefois, la disponibilité limitée de la ressource en eau, notamment sur le Danube, pourrait constituer une nouvelle contrainte, nécessitant des solutions adaptées à chaque région. Aujourd’hui, la Roumanie affiche le plus grand écart de l’UE entre infrastructure disponible et utilisation réelle, conséquence de retards chroniques dans la modernisation.
Source : Ziarul Financiar, 20 novembre 2025