Date de publication :

Secteur Equipements et Solutions pour l'Agriculture et l'Agroalimentaire
Pays concerné
Allemagne

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Lors d’une réunion conjointe du groupe de travail sur l'élevage des truies et du comité de transformation, la fédération des agriculteurs de Basse-Saxe (Landvolk Niedersachsen) a dressé un constat sans ambiguïté : en 2025, l’avenir de la production animale a dominé toutes les préoccupations, tandis que les exploitations restent dans un contexte d’incertitude croissante. Selon le vice-président du Landvolk, Jörn Ehlers, les investissements sont paralysés par un manque de perspectives, des procédures d’autorisation interminables et une bureaucratie toujours plus lourde. 

Une enquête préalable et un événement parlementaire organisé à Bruxelles ont confirmé que ces difficultés dépassent largement les frontières régionales ou nationales. Partout en Europe, les éleveurs sont confrontés aux mêmes défis : conditions de soutien floues, prix mis sous pression par les importations, et projets de construction ou de modernisation freinés par les administrations. À cela s’ajoutent les droits de douane chinois sur le porc européen, qui affectent indirectement les marchés, ainsi que de nouvelles exigences européennes concernant les centres d’insémination et les salles de mise bas – touchant même les États ayant récemment investis dans leur mise aux normes. 

La menace de la peste porcine africaine (ASP) continue par ailleurs d’inquiéter. Le Landvolk appelle les exploitants à maintenir des mesures de biosécurité strictes, malgré la focalisation actuelle sur les foyers de grippe aviaire. Les vétérinaires et conseillers spécialisés intensifient leurs accompagnements pour mettre en place des plans adaptés à chaque élevage. 

Sur le plan politique, le député CDU Christoph Frauenpreiß souligne que les premières mesures de simplification – comme le rétablissement du diesel agricole – ont été engagées, mais que vingt années d’accumulation réglementaire ne peuvent être effacées rapidement. Selon lui, la réforme du droit de la construction et des émissions constitue le principal levier pour permettre la modernisation des élevages. Le Landvolk critique enfin la fin du programme fédéral « Umbau Tierwohl » (BUT), perçue comme un signal déstabilisant envoyé à la filière porcine. 

Source  : https://www.topagrar.com/schwein/news/arbeitskreis-sauenhaltung-und-veredlungsausschuss-sehen-politik-am-zug-20020192.html - 20.11.2025