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Être contactéHasnaâ Chocolat Grands Crus est une chocolaterie artisanale et familiale fondée en 2014 à Bordeaux. Notre singularité réside dans notre travail « de la fève à la tablette » : nous transformons nous-mêmes les fèves de cacao plutôt que d’utiliser du chocolat de couverture. Cette maîtrise complète de la fabrication nous permet de créer des chocolats au caractère affirmé. Nous produisons également notre propre chocolat de couverture, plus neutre, afin qu’il s’accorde parfaitement avec l’ensemble de nos recettes, notamment pour les ganaches, pralinés et autres créations gourmandes.
Quel a été l’élément déclencheur de votre démarche à l’international ?
Notre intérêt pour l’international est né tôt, stimulé par la «fièvre du chocolat» au Japon. Au Salon du Chocolat de Paris, nous avons découvert l’enthousiasme du public japonais et avons été repérés par les grands magasins Daimaru, qui nous ont invités au Salon du Chocolat de Tokyo en 2018 et mis en relation avec un importateur. Cette première expérience, malgré quelques difficultés logistiques, nous a fait grandir. Après la pause COVID, nous avons souhaité retenter l’aventure avec notre coffret «Un instant à Bordeaux», offrant une porte d’entrée pertinente grâce à l’image internationale de Bordeaux.
Quelles destinations avez-vous ciblées, et pour quelles raisons ?
Le Japon a été notre première cible pour sa passion des chocolats artisanaux, son goût pour la qualité et son intérêt pour les produits à forte identité. Nos ganaches au vin, réalisées avec des châteaux bordelais renommés, ont renforcé notre attractivité et constitué une porte d’entrée majeure à l’export. Nous visons aussi les marchés asiatiques, dynamiques et attachés aux produits premium.
Pourquoi la communication internationale est-elle stratégique pour votre entreprise ?
Elle est essentielle pour construire des relations solides, surtout sur des marchés culturellement différents comme le Japon. Comprendre les subtilités culturelles, le non-dit, l’importance de ne jamais dire «non» directement a été crucial pour éviter les malentendus et développer des collaborations durables.
Comment l’équipe au Japon vous a-t-elle accompagné et quelle prestation a été réalisée ?
L’équipe au Japon nous a apporté un soutien déterminant à plusieurs niveaux. En amont de notre participation au Foodex Japon, le pôle communication de Business France au Japon a réalisé pour nous un catalogue entièrement adapté en japonais pour capter l’attention d’un public qui maîtrise peu l’anglais. Sur place, Business France nous a également mis à disposition une traductrice. Son rôle a largement dépassé la simple traduction : elle nous a aidés à interpréter le langage non verbal de nos interlocuteurs et à comprendre la dimension culturelle de chaque échange, en nous indiquant si les réactions étaient favorables ou non. Grâce à ces supports adaptés et à l’accompagnement de Business France, nous avons pu communiquer efficacement, respecter les codes locaux et optimiser notre présence sur le marché japonais.
Quel a été l’impact de notre accompagnement ?
L’accompagnement de Business France a eu un impact concret et très positif sur notre développement au Japon. Grâce à leur soutien, nous avons pu identifier et entrer en contact avec l’importateur qui correspondait parfaitement à nos besoins. La participation au Foodex et l’exposition de nos outils de communication réalisés par le bureau local ont également permis de toucher un large public et de gagner en visibilité, ce qui est impressionnant compte tenu du nombre d’acteurs présents. En parallèle, nous avons adapté notre site Internet pour le marché japonais, en y intégrant un plugin de traduction. Bien que celles-ci ne soient pas toujours parfaitement précises, elles assurent une communication de base efficace et rendent notre offre accessible aux clients japonais.
Quelles recommandations donneriez-vous à une entreprise qui hésite à communiquer à l’export ?
Investir dans l’adaptation des supports et se former à la culture locale permet de transmettre un message pertinent, d’aborder le marché avec respect et d’éviter les maladresses commerciales.
Pourriez-vous nous partager une anecdote marquante liée à une action de communication à l’international ?
Au Salon du Chocolat à Copenhague en 2020, j’avais utilisé Google Traduction pour nos supports. «Pâte à tartiner» s’est transformé en «éjaculation de chocolat» ! Sur place, cela a beaucoup amusé nos interlocuteurs danois et nous a appris à toujours faire vérifier nos contenus par un locuteur natif.