Date de publication :
Je souhaite aller plus loin, je veux être contacté(e) par un expert gratuitement.
Être contactéL’Université RMIT (Royal Melbourne Institute of Technology), sous la conduite de l’associé professeur Lukas Parker, pilote le projet « National Date Labelling and Storage Advice » pour s’attaquer à l’un des principaux facteurs de gaspillage alimentaire en Australie : la mauvaise interprétation des dates limites de consommation.
Beaucoup de ménages confondent en effet la mention « use-by » (qui concerne la sécurité et ne doit pas être dépassée) et « best-before » (qui renvoie simplement à une qualité optimale, sans risque immédiat pour la santé). Cette confusion pousse chaque année des consommateurs à jeter des aliments encore tout à fait consommables. L’initiative vise à clarifier ces informations grâce à un étiquetage harmonisé, plus lisible et accompagné de conseils de conservation pratiques. L’idée serait de remplacer les codes-barres par des codes QR contenant toutes les informations de conservation, et ce dans les 5 prochaines années.
Le projet fédère les chercheurs, les pouvoirs publics, les fabricants et les distributeurs afin de créer un système national cohérent et accepté par l’ensemble du secteur. L’enjeu est considérable : une meilleure compréhension des dates pourrait éviter la mise au rebut de millions de tonnes de nourriture chaque année, générant à la fois un impact positif pour l’environnement, une réduction des coûts pour les ménages et un gain économique significatif pour la société. Pour rappel, l’Australie s’est engagée auprès des Nations Unies à réduire de moitié le gaspillage alimentaire d’ici 2030.
Source : Food & Beverage Industry News - août 2025