Date de publication :

Secteur Produits alimentaires
Pays concerné
Grèce

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La filière grecque du lait de brebis traverse une période de forte incertitude, marquée par une baisse attendue de la production d’environ 15 % par rapport à l’année précédente. Cette situation résulte principalement de l’épidémie de variole ovine qui a déjà causé la mort de 330 000 animaux en septembre, soit une réduction estimée de 7 à 10 % du cheptel national. Les troupeaux les plus touchés sont ceux des grandes exploitations, souvent composés de races améliorées à haut rendement, ce qui amplifie l’impact sur la production laitière.

Par ailleurs, les conditions d’élevage se détériorent : de nombreux éleveurs abandonnent le pâturage au profit du confinement des animaux, même en période de beau temps, en raison de la pression sanitaire. Cette transition entraîne une hausse significative des coûts liés à l’alimentation animale, que tous ne peuvent assumer. Certains producteurs choisissent même de vendre leur cheptel pour profiter des prix élevés de la viande, réduisant encore davantage la capacité de production.

Face à cette conjoncture, les acteurs du secteur s’attendent à une revalorisation du prix du lait, estimant que les fondamentaux du marché justifient une hausse. Les discussions autour des contrats de livraison ont commencé, notamment dans la région d’Élassona, mais aucune décision officielle n’a encore été prise. L’inquiétude quant à l’approvisionnement en matière première était palpable lors du salon Anuga, révélant une tension croissante dans la chaîne de valeur.

Le SEVGAP - Association des Industries Grecques de Produits Laitiers - appelle à une double action urgente : des mesures de biosécurité plus strictes et des compensations financières immédiates, financées si nécessaire par des fonds nationaux en attendant les aides européennes.

Source : Tyrokomos / 19 octobre 2025