Date de publication :

Secteur Industrie
Pays concerné
Belgique

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Une étude menée par Agoria et la Belgian Security & Defense Industry (BSDI) révèle que 47,1 % des entreprises technologiques belges non actives dans la défense souhaitent s’y engager, soit au moins 195 sociétés. Ce potentiel est jugé stratégique pour renforcer l’autonomie de la Belgique, de l’Europe et de l’OTAN, souligne Bart Steukers, CEO d’Agoria.

Les entreprises intéressées visent principalement la production de systèmes, composants et logiciels, ainsi que la recherche et le développement de nouvelles technologies, des domaines proches de leurs compétences actuelles. L’ambition est forte : un tiers prévoit que la défense représentera plus de 10 % de leur chiffre d’affaires d’ici cinq ans, et près de 10 % visent même plus de 20 %.

L’intérêt est marqué en Flandre (75 % des entreprises), en Wallonie (28 %) et à Bruxelles (11 %). Mais plusieurs obstacles freinent cette dynamique : manque de concertation, accès limité au financement, complexité des règles d’exportation et absence d’habilitations de sécurité, indispensables pour accéder à des informations confidentielles dans le cadre d’appels d’offres. Pour y remédier, Agoria-BSDI organisera des séances d’information dans les prochains mois.

Selon Agoria, près des trois quarts des entreprises souhaitent se concentrer sur la production de systèmes et logiciels, tandis que 43 % envisagent la R&D. « Ce n’est pas surprenant, ces activités correspondent aux points forts actuels du secteur technologique belge », précise la fédération.

 

 

"Pas moins de 195 entreprises technologiques belges veulent se lancer dans des activités de défense." - Michel van der Ven, Data News, 12-06-2025, 11h37.