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Être contactéÀ Singapour et en Asie du Sud-Est, les substituts végétaux à la viande séduisent mais restent handicapés par un prix 35 % supérieur et une perception de goût parfois décevante. Résultat : les consommateurs continuent de privilégier la viande conventionnelle, pourtant très consommatrice de ressources.
Pour répondre à ce défi, une nouvelle génération de produits « blended » (ou viandes hybrides) combine protéines animales et végétales – soja, pois ou champignons – afin de réduire la part de viande sans compromettre goût ni texture. Ce modèle promet des bénéfices majeurs : baisse des émissions, moindre utilisation des terres et chaînes d’approvisionnement plus résilientes.
Plusieurs acteurs se positionnent : Harvest B en Australie avec du bœuf et de l’agneau hybrides, BaseFood en Malaisie qui fournit ses protéines végétales aux industriels, ou encore Quorn qui intègre désormais du porc dans certains produits destinés au NHS britannique.
L’accueil régional est très favorable : 93 % des sondés en ASEAN se disent prêts à tester, y compris parmi les sceptiques du « tout végétal ». Certaines références atteignent déjà la parité prix avec la viande conventionnelle, renforçant leur attractivité.
À terme, le blended meat pourrait enclencher un cercle vertueux : volumes accrus, coûts en baisse, et adoption plus large des protéines alternatives. Les start-up de viande cultivée, comme Meatable et son partenaire singapourien TruMeat, voient dans ce modèle un tremplin vers une intégration plus rapide.
La viande hybride s’impose ainsi comme une étape clé pour concilier demande croissante en protéines, durabilité et sécurité alimentaire régionale.
Source: The Straits Times - Ryan Huling - 23/06/2025