Date de publication :

Secteur Produits alimentaires
Pays concerné
Allemagne

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Avec deux baisses de prix consécutives en janvier, Aldi marque les esprits de ses clients dès ce début d’année. L’écart se creuse entre les grandes marques et les MDD !

Dans un contexte politique et économique tendu, les consommateurs allemands se montrent plus attentifs que jamais aux prix des produits alimentaires. Pour répondre à cette sensibilité accrue, ALDI a décidé de baisser, dès ce mois de janvier, les prix d’une quarantaine de produits à forte rotation, tels que le riz, l’huile d’olive, le pain ou encore divers produits à base de viande de porc. Une démarche déflationniste déjà engagée l’été dernier par ALDI et LIDL et principalement justifiée par la baisse du prix des matières premières.

Cependant, cette baisse de prix ne concerne pas l’ensemble des catégories de produits. Le chocolat, la viande ou encore le café ont, par exemple, encore augmenté, sans que cela ne se traduise nécessairement par une amélioration des marges. Des hausses tarifaires que doivent également absorber les enseignes mais qui semblent toutefois peser moins lourdement sur les résultats financiers des discounters que sur ceux de la grande distribution classique, qui elle-même doit se battre pour maintenir son activité avec des marges réduites et un chiffre d’affaires en diminution.

L’écart de prix entre les marques nationales et les marques de distributeur ne cesse de se creuser. Le chocolat en est l’illustration parfaite avec des MDD qui ont certes augmenté, mais des marques nationales qui ont elle encore plus augmenté leurs prix, notamment en réduisant leurs formats et en recourant de plus en plus aux promotions. Une dynamique déjà bien visible sur le marché du café également, où la différence entre le prix en rayon et le prix promotionnel atteint régulièrement plusieurs euros, tandis que les MDD se rapprochent désormais des anciens niveaux de prix pratiqués par les grandes marques. Par ailleurs, certains produits de marque continuent d’augmenter, malgré des écarts de prix déjà très marqués avec les MDD.

Si l’inflation alimentaire a ralenti en fin d’année, elle est restée élevée sur l’essentiel de 2025, maintenant une forte pression sur les prix et les marges du secteur. 

 

source : emag.lebensmittelzeitung.net/titles/lebensmittelzeitung/3497/publications/929/pages/4/articles/2429855/4/1