Date de publication :
Je souhaite aller plus loin, je veux être contacté(e) par un expert gratuitement.
Être contactéDepuis le 17 janvier, la Côte d’Ivoire a mis fin à l’exonération de TVA sur les intrants utilisés pour fabriquer des engrais et leurs emballages : ces produits sont désormais taxés à 9 %, au lieu du taux normal de 18 %, dans le cadre de la loi de finances 2026. Cette décision, annoncée par la Direction générale des Impôts, vise à limiter l’impact de la réforme fiscale sur les acteurs agricoles, tout en générant des recettes.
La Côte d’Ivoire ne produit pas d’engrais minéraux : elle importe des matières premières en vrac, puis les transforme localement en engrais composés (NPK) via des entreprises comme SOLEVO et ETG. En 2024, le pays a importé environ 573 123 tonnes d’engrais : 32 % d’urée, 24 % de chlorure de potassium, 14 % de NPK, 13 % de triple superphosphate, 5 % de phosphate diammonique et 2 % de sulfate d’ammonium. Cette dépendance aux importations signifie que la nouvelle TVA pourrait alourdir la facture des importateurs et, par ricochet, augmenter les coûts pour les agriculteurs. L’enjeu est double : d’un côté, la TVA apporte des ressources fiscales ; de l’autre, elle risque de freiner l’usage d’engrais, ce qui pourrait peser sur la productivité agricole. En 2023, l’utilisation d’engrais en Côte d’Ivoire était de 43,8 kg par hectare, un niveau supérieur à la moyenne de l’Afrique subsaharienne mais encore en deçà de l’objectif de 50 kg fixé par la Déclaration d’Abuja de 2006.
Source : agence Ecofin - 21 janvier 2026