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Être contactéDepuis le 17 janvier, la Côte d’Ivoire a mis fin à l’exonération de TVA sur les aliments pour animaux, leurs intrants et emballages : ces produits sont désormais taxés à 9 %, un taux réduit décidé pour limiter l’impact sur la filière. Jusqu’en 2025, ces produits étaient totalement exonérés, mais la loi de finances 2026 a supprimé ces avantages, initialement prévus pour être taxés à 18 %, avant que les autorités n’optent pour un taux intermédiaire. Cette réforme s’inscrit dans une volonté de renforcer les recettes fiscales et d’harmoniser la taxation des produits agricoles. Toutefois, elle intervient dans un contexte où les intrants représentent plus de 60 % des coûts de production dans l’élevage. Même à 9 %, cette TVA risque d’alourdir les charges des fabricants, éleveurs et transformateurs et pourrait se répercuter sur les prix finaux des produits pour animaux.
Le gouvernement avait pourtant pris des mesures en avril 2025 pour soutenir le secteur, notamment en allégeant les droits et taxes douaniers sur les matières premières (maïs, soja, blé). Parallèlement, la filière attire des investissements : le groupe De Heus construit une usine à Korhogo et SIPRA a levé 23,5 M USD pour renforcer sa production. L’enjeu est clair : la Côte d’Ivoire vise à presque doubler sa production de viande de poulet, passant de 114 000 t en 2024 à 200 000 t d’ici à 2030. La question reste de savoir si la filière pourra absorber cette taxe via des gains de productivité ou si elle sera répercutée sur les consommateurs, ce qui pourrait peser sur le pouvoir d’achat.
Source : 19 janvier 2026 - Agence Ecofin