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Être contactéPorté par l’Agence Nationale d’Appui au Développement Rural (ANADER), ce programme s’inscrit dans la volonté gouvernementale de renforcer la souveraineté alimentaire du pays, où l’agriculture représente 15 % du PIB et emploie près de la moitié de la population active. Le plan vise à stimuler la productivité et la résilience des zones rurales à travers plusieurs axes : améliorer la compétitivité agricole, intensifier l’accompagnement des producteurs, faciliter l’accès aux intrants et promouvoir la mécanisation.
Les filières ciblées comprennent les cultures vivrières telles que le riz, le maïs, le manioc et les maraîchages, ainsi que l’élevage de bovins, d’ovins et de porcins. L’objectif chiffré est ambitieux, avec le souhait de doubler les rendements du manioc (de 22 à 45 t/ha) et du riz (de 4 à 8 t/ha), soutenu par la digitalisation, l’usage de drones et l’implantation de centres ruraux dans 60 zones d’intervention. Cette stratégie répond à un constat : la Côte d’Ivoire reste fortement dépendante des importations alimentaires, ayant dépensé près de 2,45 Mds EUR entre 2021 et 2023 selon la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED). En renforçant ses filières locales, le pays entend réduire cette dépendance et améliorer la sécurité alimentaire à long terme.
Source : Agence Ecofin, article publié le 20 février 2026