Date de publication :

Secteur Cosmétiques
Pays concerné
Mexique

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Le skincare, défini par l’Université de Cambridge comme « le soin de la peau », dépasse aujourd’hui largement la simple recherche esthétique. Selon les orientations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les analyses académiques menées au Mexique, il s’inscrit désormais au cœur des stratégies de prévention et de promotion du bien‑être.
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L’OMS rappelle que la peau est le plus grand organe du corps humain et qu’elle constitue une barrière essentielle contre les infections, les substances chimiques, la radiation solaire et les polluants environnementaux. Ainsi, prendre soin de sa peau ne relève pas uniquement de gestes cosmétiques: il s’agit aussi de pratiques d’hygiène, de protection et de prévention fondamentales pour la santé.

Dans cette optique, l’OMS a développé et actualise régulièrement Skin NTDs, une application gratuite qui aide les professionnels de santé à diagnostiquer et traiter diverses maladies cutanées. Cet outil illustre l’importance accordée au dépistage précoce et à la prise en charge des affections dermatologiques.

Du côté académique, des spécialistes de l’Université autonome de l’État d’Hidalgo (UAEH) mettent en garde contre l’usage excessif ou non informé des produits de skincare. Alejandro Zambrano Carrillo, président du Comité central de la Red Latinoamericana de Farmacovigilancia y Tecnovigilancia, insiste sur la nécessité de renforcer la cosmétovigilance, discipline dédiée au suivi des effets indésirables liés à l’utilisation de cosmétiques. Il souligne qu’au Mexique, malgré l’existence d’une norme en techno vigilance, il n’existe pas encore de réglementation solide en matière de cosmétovigilance, exposant les consommateurs à des risques potentiels.

Le spécialiste recommande notamment de jeter les produits tous les six mois, d’éviter de réutiliser les contenants, de lire attentivement les étiquettes, de connaître les ingrédients et de consulter un expert en cas d’antécédents dermatologiques.

À ces enjeux s’ajoute l’essor de tendances numériques qui multiplient les routines de skincare, parfois adoptées par des enfants et des adolescents. Pour Laura Georgina Ortega Luna, professeure‑chercheuse à l’UAEH, ces pratiques renforcent des stéréotypes de genre et génèrent une pression esthétique précoce, susceptible d’entraver le développement libre et sain des jeunes.

Pour les entreprises françaises, l’évolution du skincare vers un véritable sujet de santé publique représente une opportunité stratégique majeure. La prise de conscience internationale autour de la prévention dermatologique et de la cosmétovigilance renforce la demande de produits plus sûrs,  un domaine où l’expertise française en cosmétique est déjà fortement reconnue.

Source: El Sol de Hidalgo, 11 Février 2026