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Être contactéEn 2025, le marché allemand des tracteurs connaît un net ralentissement après plusieurs années marquées par une demande exceptionnellement forte. Selon agrarheute, seulement 25 742 tracteurs ont été nouvellement immatriculés, soit une diminution de 12,3 % par rapport à 2024. Il s’agit du niveau le plus bas enregistré depuis dix ans, bien en dessous des quelque 30 000 immatriculations observées annuellement entre 2020 et 2024. Cette baisse s’inscrit dans un contexte de fluctuations marquées depuis 2015, avec un recul moyen estimé à 2,2 % par an. Cependant, elle apparaît particulièrement brutale après la période exceptionnelle liée aux effets post-Covid sur l’investissement agricole.
La contraction touche presque toutes les marques, y compris les leaders traditionnels comme Fendt, John Deere ou Claas. Pour le secteur, les immatriculations restent un indicateur central des ventes, même si elles ne reflètent pas toujours parfaitement la réalité commerciale : certains concessionnaires immatriculent des tracteurs avant leur vente effective, ce qui peut créer un léger décalage dans l’évaluation du marché. Malgré ces nuances, la tendance générale confirme un net repli de la demande.
Les années 2020 à 2024 constituent un épisode atypique : les agriculteurs ont investi fortement en renouvelant leurs machines, soutenus par des conditions financières favorables et une conjoncture agricole relativement dynamique. En 2021, un record avait même été atteint avec 34 472 immatriculations. Le retour en 2025 à un niveau nettement inférieur correspond donc davantage à la tendance structurelle du marché qu’à une crise ponctuelle.
Pour l’avenir, l’évolution du marché dépendra principalement de la capacité des exploitations et entreprises agricoles à investir. La stabilisation des conditions économiques, notamment en matière de prix agricoles, de coûts de production et de politiques d’aide à l’investissement, jouera un rôle déterminant. Les fabricants, quant à eux, doivent désormais s’adapter à un marché plus restreint et plus volatile que durant les années précédentes.
Source : Thomas Göggerle, 27 janvier 2026 (mis à jour 29 janvier 2026), Agrarheute