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Être contactéSingapour a officiellement adopté un modèle hybride de résilience alimentaire, combinant production locale et importations fiables, tout en repoussant son objectif initial de “30 % d’autosuffisance” de 2030 à 2035. Selon ce plan révisé, 20 % de l’approvisionnement local sera consacré aux aliments riches en fibres (légumes-feuilles, champignons, pousses de soja) et 30 % aux protéines (fruits de mer, œufs), reflétant une approche plus réaliste que l’objectif précédent de produire 30 % de tous les besoins nutritionnels localement d’ici 2030.
Cette évolution prend en compte les contraintes physiques et économiques auxquelles la cité-État est confrontée : terres agricoles limitées, coûts énergétiques et de main-d’œuvre élevés, et fermeture de plusieurs fermes urbaines. Plutôt que de viser l’autosuffisance totale, Singapour met désormais l’accent sur la fiabilité des approvisionnements, en renforçant ses partenariats avec des pays exportateurs de confiance, comme la Nouvelle-Zélande, l’Australie ou la France.
Le modèle hybride illustre une vision plus mature de la souveraineté alimentaire : produire localement lorsque c’est possible et s’appuyer sur des sources internationales lorsque c’est stratégique. Pour les exportateurs, cela implique un rôle plus structuré et renforcé dans le réseau de sécurité alimentaire à long terme de Singapour.
Cette évolution marque un tournant stratégique dans la politique alimentaire de Singapour, qui privilégie désormais la résilience et la fiabilité plutôt que l’autosuffisance stricte, tout en maintenant des ambitions pour le développement agricole et technologique local.
Source : Scott Mathias, 05/11/2025, Planet Food News - https://www.planetfood.news/post/singapore-shifts-to-hybrid-food-model-local-meets-import-for-future-resilience