Date de publication :
Je souhaite aller plus loin, je veux être contacté(e) par un expert gratuitement.
Être contactéLa Commission grecque de la concurrence a publié une analyse détaillée des mécanismes de formation des prix du lait, de la feta et de l’huile d’olive, dans un contexte de fortes tensions inflationnistes. Cette étude couvre l’ensemble de la chaîne agroalimentaire, de la production à la distribution, afin d’identifier les facteurs expliquant les hausses observées ces dernières années.
Pour le lait frais, la Commission montre que la part du producteur dans le prix final est passée de 28,8 % en 2020 à 33,9 % en 2023, sous l’effet principalement de la forte augmentation des coûts des aliments pour animaux et de l’énergie. Sur la même période, les marges de la transformation et de la distribution ont été globalement comprimées. Le secteur est également marqué par une baisse structurelle de la production, avec une diminution du nombre de producteurs de 3,6 % en 2021 et de 5,7 % en 2022, tandis que les volumes collectés ont reculé de 3,6 % en 2022.
S’agissant de la feta, l’analyse souligne le poids déterminant du prix du lait de brebis et de chèvre dans le coût final, dans un marché relativement concentré au niveau de la transformation, ce qui influence les rapports de force entre acteurs. Pour l’huile d’olive, la Commission met en avant l’impact direct des conditions climatiques sur la production et donc sur les prix, dans un secteur fortement exposé à la volatilité des récoltes et aux coûts de stockage et de commercialisation.
Source : Ta Nea, 16 février 2026.