Date de publication :

Secteur Transition écologique
Pays concerné
Belgique

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La Commission européenne estime que la Belgique a amélioré son Plan national énergie-climat, mais juge que des efforts supplémentaires sont nécessaires, notamment sur les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et les transports.
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La Commission européenne a publié son évaluation de la deuxième version du Plan national énergie-climat (Pnec) transmis par la Belgique. Elle reconnaît que le pays a revu ses ambitions à la hausse par rapport à la version précédente, mais estime que des efforts supplémentaires restent nécessaires pour mettre en œuvre le plan et combler les lacunes restantes, en matière d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique.

Selon l’exécutif européen, la Belgique devrait cette fois être en mesure de respecter ses obligations dans le cadre du Règlement sur le partage de l’effort (ESR). Le plan s’appuie sur les marges de flexibilité disponibles, à hauteur de quatre points de pourcentage, par rapport à l’objectif de réduction de 47% des émissions de CO2.

La Commission se montre également optimiste concernant le volet UTCATF (utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie). La Belgique devrait enregistrer des absorptions nettes équivalentes à 0,4% de ses émissions de gaz à effet de serre en 2022 et pourrait dépasser son objectif si le plan est correctement mis en œuvre.

Le rapport salue aussi les mesures visant à renforcer la sécurité énergétique belge, notamment la diversification des approvisionnements en gaz, le maintien de niveaux de consommation stables et l’exploration d’alternatives comme le nucléaire et l’hydrogène. Il souligne également les efforts pour renforcer la résilience du réseau électrique, dont l’extension des réacteurs nucléaires et l’étude des petits réacteurs modulaires (SMR).

La Commission identifie plusieurs faiblesses. Si le plan permet de cartographier les subsides aux combustibles fossiles, aucune trajectoire de sortie n’est proposée. Un manque d’ambition dans les transports est également pointé. Les parties consacrées à l’efficacité énergétique et au financement de la dimension sociale de la transition sont jugées insuffisamment précises.

Les énergies renouvelables restent le principal point faible. Alors qu’elles représentaient 14,7% de la consommation en 2023, le projet de Pnec prévoit une hausse à 20,4% d’ici la fin de la décennie, contre 21,7% dans la première version, un niveau jugé nettement inférieur aux 33% requis.

Bruxelles recommande à la Belgique de fournir des plans plus détaillés et d’accroître le soutien à la recherche et à l’innovation dans les secteurs énergétiques propres.

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