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Être contactéLa Belgique ne devrait pas pouvoir accueillir de nouvelle centrale nucléaire avant 2039, selon une étude commandée par Elia au bureau d’ingénierie Tractebel (Engie). Ce calendrier correspond au scénario le plus optimiste, dans lequel le gouvernement lancerait le projet dès cette année et où aucun retard ne surviendrait, une hypothèse jugée peu probable.
L’étude souligne que la construction de nouvelles centrales implique de nombreuses étapes complexes, telles que la préparation du site, l’obtention des permis, la conclusion d’un contrat avec un exploitant, la sécurisation des financements et la réalisation du chantier. Dans un scénario plus réaliste, la mise en service pourrait intervenir en 2042, voire en 2044.
Ces délais représentent un enjeu majeur pour la Belgique. Avec l’électrification croissante des usages, Elia estime que le pays devra disposer de 4,4 gigawatts de capacité de production supplémentaire d’ici 2035.
Or, les deux derniers réacteurs actuellement en activité, Tihange 3 et Doel 4, doivent en principe être arrêtés en 2035. Selon l’étude, une prolongation de dix ans permettrait de combler près de la moitié du déficit d’approvisionnement anticipé.
Depuis près d’un an, le gouvernement Arizona affiche une orientation pro-nucléaire. Le ministre de l’Énergie, Mathieu Bihet (MR), affirme vouloir construire de nouvelles centrales, grandes et petites, et prolonger autant que possible les réacteurs encore en fonctionnement, mais aussi ceux arrêtés récemment, comme Doel 1, Tihange 1 et Doel 2.
Concernant les grands réacteurs à eau pressurisée de plus d’un gigawatt, Tractebel estime qu’il serait préférable d’en construire deux ou trois sur un même site afin de réduire les coûts. Selon l’étude, seuls deux sites répondraient aux conditions nécessaires: Doel et Tihange.
Pour les petits réacteurs modulaires (SMR), sept à huit sites potentiels sont identifiés. Les délais seraient légèrement plus courts: un premier SMR pourrait être mis en service dès 2035 dans le scénario le plus optimiste, à condition d’un lancement du projet début 2026 et sans retard. L’étude juge toutefois plus probable une mise en service en 2037, voire en 2039.