Date de publication :

Secteur Transition écologique
Pays concerné
Belgique

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Après une première réunion avec la direction d’Engie, le gouvernement belge prévoit une nouvelle rencontre afin d’examiner d’éventuelles prolongations supplémentaires des réacteurs nucléaires.
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Des discussions ont lieu entre le gouvernement De Wever et Engie au sujet de nouvelles prolongations nucléaires. Après l’accord conclu sous le gouvernement De Croo, qui a permis de prolonger de dix ans Doel 4 et Tihange 3, l’exécutif souhaite désormais prolonger ces deux réacteurs pour vingt ans, ainsi que d’autres unités si possible. Un nouvel accord avec Engie serait donc nécessaire.

Le groupe français ne se montre toutefois pas demandeur et rappelle que le nucléaire ne fait plus partie de sa stratégie. Vincent Verbeke, CEO d’Engie Belgium, a récemment jugé prématuré d’évoquer une seconde prolongation de Doel 4 et Tihange 3, estimant que la question pourra être abordée dans cinq ans, et précisant qu’Engie n’y investirait pas.

Malgré cela, des contacts se poursuivent. Bart De Wever a indiqué avoir échangé avec Catherine MacGregor, directrice générale du groupe, lors du Forum économique de Davos. Une première réunion s’est tenue au 16 rue de la Loi avec la direction d’Engie, en présence du Premier ministre et du ministre de l’Énergie Mathieu Bihet. Une nouvelle rencontre est prévue prochainement avec ce dernier.

Le gouvernement espère pouvoir peser dans les négociations grâce à deux leviers. Le premier concerne le démantèlement des centrales. Engie a provisionné 8,7 Mds EUR mais estime que ce montant pourrait être réduit de 1,1 Md. L’Ondraf, chargé des déchets nucléaires, considère au contraire qu’il devrait augmenter de 2,9 Mds, soit un écart de 4 Mds. Des discussions sont en cours entre Engie et la Commission des provisions nucléaires. Certains évoquent la possibilité d’un nouvel accord sur d’autres prolongations, en échange d’un transfert partiel ou total du risque de démantèlement vers l’État. Dans l’accord De Croo, la responsabilité d’Engie sur la gestion et l’enfouissement des déchets avait déjà été plafonnée à 15 Mds EUR.

Le second levier concerne la garantie de rentabilité accordée à Engie pour Doel 4 et Tihange 3. Le ministre Bihet a refusé la proposition du groupe et les discussions se poursuivent.

Ces dossiers pourraient influencer de nouvelles négociations, notamment sur Tihange 1. Le gouvernement souhaite aussi permettre à l’industrie énergivore d’accéder à une énergie nucléaire bon marché via des contrats à long terme, tout en reconnaissant que ces accords pourraient accroître les risques financiers pour le contribuable.

Le-gouvernement-De-Wever-relance-les-negociations-avec-Engie