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Être contactéEn Roumanie, plus d'un tiers de la consommation de chou est désormais couvert par les importations, dans un contexte de recul de la production nationale et de dépendance croissante aux achats extérieurs. Entre 2015 et 2024, la production est passée d’environ 1 Mt à 566 000 t, faisant chuter le taux d’auto-approvisionnement à 64 %, selon l’Institut national de la Statistique. Parallèlement, les importations ont atteint un niveau record de 17,8 M EUR en 2024, contre 10,3 M EUR en 2023 et 6,1 M EUR en 2015, soit un triplement en dix ans d’après Eurostat. La dépendance est la plus forte entre janvier et avril.
La Macédoine du Nord a été le principal fournisseur en 2024, avec 4 M EUR d’exportations de chou vers la Roumanie, devant la Pologne (3,6 M EUR), l’Allemagne (2,3 M EUR), l’Italie (1,3 M EUR) et la Grèce (1,2 M EUR). Des volumes plus modestes proviennent aussi de Hongrie, d’Albanie, de Turquie, des Pays-Bas, de Moldavie, de Serbie, du Kosovo, d’Égypte et d’Ukraine. En volume, la Roumanie a importé 35 600 t de chou en 2024, contre 19 000 t en 2015, soit une hausse de 87 % en dix ans. Sur les onze premiers mois de 2025, les importations atteignaient déjà 30 000 t pour une valeur de 18 M EUR, ce qui laisse entrevoir un nouveau record annuel en valeur.
Selon plusieurs acteurs du secteur, cette évolution s’explique à la fois par la surproduction européenne, par les mécanismes de soutien à l’export dans certains pays comme la Pologne et par les faiblesses de la filière roumaine de transformation. Un spécialiste du secteur a estimé que la culture du chou pourrait fortement reculer en 2026, faute de débouchés suffisants, tout en soulignant le potentiel encore sous-exploité du chou transformé, notamment du chou fermenté, y compris à l’export.
Sources: Ziarul Financiar, édition du 10 mars 2026, Service économique de l'ambassade de France en Roumanie