Date de publication :

Secteur Tech et Services
Pays concerné
Allemagne

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Trade Republic a obtenu de l'Autorité fédérale allemande de surveillance financière (BaFin) l’autorisation d’exploiter son propre système multilatéral de négociation, une étape stratégique alors que l’Union Européenne interdira les rétrocessions dès juillet 2026. Grâce à cette licence, le néo-courtier pourra agir comme teneur de marché et compenser la disparition d’une source de revenus centrale pour son modèle à faibles frais.
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Jusqu’ici, Trade Republic s’appuyait sur Lang & Schwarz pour l’exécution des ordres, mais l’interdiction du paiement pour flux d'ordre (PFOF), jugé source de conflits d’intérêts par Bruxelles, oblige l’ensemble des néo-courtiers à revoir leurs modèles économiques. L’initiative rappelle celle de la start-up Scalable Capital, qui a déjà lancé sa propre plateforme de bourse européenne des investisseurs (EIX) en partenariat avec la Bourse de Hanovre.

Cette évolution intervient alors que les deux néo-courtiers ont obtenu des licences bancaires complètes. Trade Republic propose désormais un compte courant rémunéré, investit automatiquement les dépôts excédant 5 000 € dans des fonds monétaires et génère des revenus via les frais d’interchange liés à sa carte de débit.

Avec cette licence de place de négociation, Trade Republic sécurise ainsi une nouvelle capacité : gérer et tarifer directement l’exécution des ordres, réduire sa dépendance à des partenaires externes et renforcer la maîtrise de son modèle économique dans un cadre réglementaire de plus en plus strict.

Source : Heise - 1/02/2026