Date de publication :

Secteur Tech et Services
Pays concerné
Royaume-Uni

Je souhaite aller plus loin, je veux être contacté(e) par un expert gratuitement.

Être contacté
Le gouvernement britannique lance un vaste programme de 2,3 Mds EUR pour développer des ordinateurs quantiques et finance parallèlement un supercalculateur d’IA dédié à la fusion énergétique.
Image info sectorielle

Le Royaume-Uni confirme sa volonté de rester un leader mondial dans les technologies de rupture. Londres va lancer ProQure, un programme d’achats publics doté de 2,3 Mds EUR pour soutenir le développement de prototypes d’ordinateurs quantiques, avant leur déploiement à grande échelle dès le début des années 2030. Les entreprises seront invitées à proposer leurs solutions dès la semaine prochaine, avec une phase de sélection menant à la construction de systèmes opérationnels au Royaume-Uni. Le gouvernement estime que le quantique pourrait apporter 244,5 Mds EUR à l’économie d’ici 2045, soit une hausse potentielle de productivité de 7% et plus de 100 000 emplois créés.

Ce programme s’inscrit dans une stratégie plus large : depuis 2014, plus de 1,2 Mds EUR ont été consacrés au développement des technologies quantiques, incluant récemment 16M EUR pour explorer des usages en détection quantique. Le pays se positionne ainsi comme le premier à engager une démarche d’achat public avancée pour construire des machines quantiques de grande taille.

En parallèle, Londres investit près de 52M EUR dans Sunrise, un supercalculateur d’IA dédié à la recherche sur la fusion nucléaire, installé dans la première « AI Growth Zone » du Royaume-Uni, à Culham. Avec une mise en service prévue en juin 2026, Sunrise doit devenir la machine d’IA la plus puissante au monde spécifiquement dédiée à la fusion. L’objectif est d’accélérer des travaux essentiels, notamment sur la turbulence des plasmas, et de renforcer la filière britannique de l’énergie propre. Ce projet mobilise un consortium incluant les ministères de l'énergie (DESNZ), des sciences & technologies (DSIT), l'agence pour l'énergie atomique (UKAEA), et les entreprises Dell Technologies, AMD, Intel ainsi que l’université de Cambridge.

Ces annonces signalent un marché britannique en forte accélération autour des technologies quantiques, de l’IA et des solutions énergétiques de rupture, avec des opportunités à saisir dans la R&D, l’ingénierie, les logiciels spécialisés et les partenariats industriels.

Sources : UKTN, 6/03/2026