Date de publication :

Secteur Produits alimentaires
Pays concerné
Roumanie

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En 2025, la Roumanie a importé pour plus de 1MdEUR de fruits, soit une hausse de 11% sur un an, selon une analyse fondée sur les données de l’Institut national des statistiques (INS). Les fruits constituent ainsi la deuxième catégorie alimentaire importée en valeur, derrière la viande, et devant les produits laitiers, les œufs et le miel.

Sur les dix dernières années, les importations de fruits ont doublé, tout comme le déficit commercial du secteur, tandis que les exportations sont restées quasi stables. Cette dynamique met en évidence une insuffisance structurelle de la production locale, incapable de répondre pleinement à la demande intérieure comme aux débouchés extérieurs. La situation a été aggravée par des épisodes répétés de gel et de sécheresse, qui ont fortement affecté les vergers.

Si une part des importations concerne des fruits ne pouvant être produits localement, une proportion significative provient de pays voisins – notamment la Pologne, la Hongrie et l’Italie – pour des fruits que la Roumanie pourrait produire elle‑même. Les producteurs dénoncent à cet égard le manque de politiques publiques de soutien, l’absence de compensations après le gel de l’an dernier, ainsi que des déficits de savoir‑faire, de formation et d’investissement dans la filière.

La dépendance aux importations est particulièrement marquée pour les pommes, dont environ 80% des volumes importés proviendraient de Pologne. Les producteurs roumains soulignent un écart de compétitivité, lié notamment à des subventions plus favorables et à la prise en charge des coûts de transport par l’État polonais. Le secteur souffre également d’un manque d’organisation collective, de capacités de stockage insuffisantes et de conditions de conservation inadaptées, entraînant une dégradation rapide des fruits locaux.

En conséquence, les rayons des grandes surfaces sont largement dominés en hiver par des produits importés.

Sources : INS, calculs Ziarul Financiar à partir des données de l’INS, le bureau économique de l'Ambassade de France en Roumanie - 2026