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Être contactéAprès avoir concentré ses investissements sur les grands axes alpins, l’Autriche s’apprête à renforcer ses connexions ferroviaires vers le Nord. Les projets structurants vers le Sud (Koralm, mis en service fin 2025, Semmering d’ici 2029 et Brenner en 2032) contrastent avec la relative stagnation de l’axe Vienne-Prague-Berlin, la Via Vindobona, au cours des dernières années.
Cette situation est appelée à évoluer et pourrait radicalement transformer le paysage ferroviaire en Europe centrale. Les ministres autrichien et tchèque des Transports ont signé un mémorandum d’entente visant à améliorer durablement les liaisons ferroviaires transfrontalières, tant pour les voyageurs que pour le fret. Le projet repose sur le développement de lignes à haute capacité et haute vitesse commerciale, permettant des liaisons plus directes et plus compétitives entre les capitales d’Europe centrale.
Aujourd’hui, le trajet ferroviaire entre Vienne et Prague (350 km) nécessite environ 4h15, tandis que la liaison avec Berlin requiert au minimum 8 à 9 heures, avec correspondance en Allemagne du Sud. Les aménagements envisagés visent à ramener ces durées respectivement à 2h30 et 4 heures, positionnant le rail comme une alternative crédible à l’avion sur ces distances intermédiaires entre pôles économiques, politiques et touristiques majeurs.
Côté autrichien, le projet s’appuie sur la modernisation de la Nordbahn entre Vienne et la frontière tchèque à Břeclav, avec des vitesses pouvant atteindre 200 km/h. Les deux pays prévoient une coordination étroite des travaux, ainsi que le renforcement des lignes existantes afin de garantir, notamment pour le fret, des itinéraires de déviation fiables, enjeu central pour les chaînes logistiques régionales.
L’accord prévoit par ailleurs la remise d’ici fin 2026 d’une étude de faisabilité sur un second axe à grande vitesse entre Linz et Prague, reliant plus étroitement la capitale industrielle autrichienne au réseau tchèque.
Inscrits dans une trajectoire de long terme, ces projets pourraient générer d’importants appels d’offres européens et ouvrent des perspectives significatives pour les acteurs du ferroviaire (génie civil, infrastructures, signalisation, ingénierie et services), tout en renforçant la place du rail au cœur de la transition vers une mobilité bas carbone en Europe centrale.
Source : https://www.heute.at/s/wien-berlin-per-zug-in-nur-4-h-minister-nennt-datum-120180325